L'écurie de Sir Frank Williams et de sa fille Claire, désormais directrice adjointe, fête ce week-end au GP de Grande-Bretagne son 600e engagement en F1, en prélude à ce qui sera dimanche prochain, au Nürburgring, le 600e départ d'une Williams en F1.

Mis à jour le 12 juill. 2013
Daniel Ortelli AGENCE FRANCE-PRESSE

Les statisticiens divergent sur le total exact de courses disputées par une voiture portant les initiales (FW) du fondateur historique, mais Sir Frank a tranché: les deux premières saisons de « Frank Williams Racing Cars », en 1975 et 1976, ne comptent pas, même si le duo initial de pilotes a laissé une sacrée trace dans les mémoires: l'Italien Arturo Merzario et le Français Jacques Laffite, deux sacrés pilotes et deux joyeux drilles.

Courant 1976, Williams Racing est devenu Wolf Racing, grâce à la rencontre avec un milliardaire canadien, Walter Wolf, qui a ensuite embauché l'Anglais James Hunt, champion du monde en titre, et décidé de voler de ses propres ailes en 1977. Du coup, Frank Williams a créé « Williams Grand Prix Engineering » et engagé une March pilotée par le Belge Patrick Nève, qui n'a marqué aucun point.

En 1978, Patrick Head, co-fondateur de l'écurie, a dessiné une F1 100% Williams et une longue « success story » a débuté: première victoire en 1979... à Silverstone, grâce au Suisse Clay Regazzoni, premiers titres mondiaux en 1980 (constructeurs et pilotes) grâce à l'Australien Alan Jones (5 victoires) et l'Argentin Carlos Reutemann.

Visionnaire

Tous les nostalgiques de la F1 se souviennent des Williams FW07 blanches de cette saison bénie, qui portaient fièrement les couleurs de la compagnie aérienne Saudia. Car Frank Williams le visionnaire, bien avant les autres, a su convaincre les rois du pétrole que la F1 était un moyen judicieux de dépenser son argent.

Après, il y a eu le partenariat prolifique avec Renault, son cortège de victoires et de titres mondiaux. Il y a aussi eu le drame de mai 1994, quand le Brésilien Ayrton Senna, triple champion du monde et idole absolue de la F1, s'est tué à Imola, au volant d'une Williams-Renault.

Depuis, le temps a passé et Williams Grand Prix Holdings, la maison-mère, est devenue une société moderne de 691 salariés, cotée à la Bourse de Francfort. Elle dispose d'un Centre technologique au Qatar et d'une filiale ayant conçu les systèmes hybrides qui viennent de remporter deux fois les 24 Heures du Mans, dans des Audi e-tron quattro.

Partenaires

Avant ce GP de Grande-Bretagne, Williams a annoncé une série de partenariats tous aussi ambitieux. Mercedes fournira ses moteurs de F1 à Williams à partir de 2014, une première, alors que Williams équipera en batteries les monoplaces électriques conçues par Spark Technology, en liaison étroite avec Renault.

Williams va aussi aider les Japonais de Nissan Motorsport (Nismo) à développer des voitures de série « à hautes performances », et développer un partenariat avec ShoreTel, une société américaine spécialisée dans les plates-formes de communications.

Enfin, comme c'est la fête à Silverstone, Williams a annoncé jeudi un accord ponctuel avec Dom Pérignon, la célèbre marque de champagne, avec dégustation samedi, de bouteilles millésimées, correspondant à des grandes années de l'histoire de l'écurie. Parce que la vie continue, même si aucun point n'a encore été marqué par Williams F1 depuis le début de cette saison 2013.