Sebastian Vettel pouvant être sacré champion du monde dimanche à Austin, Fernando Alonso a de la pression sur les épaules. L'Espagnol ne doit pas seulement obtenir un résultat positif, il doit terminer la course devant son rival. Évitant ainsi la défaite définitive. Et espérant la victoire finale.

Mis à jour le 16 nov. 2012
Sébastien Templier LA PRESSE

Personne ne s'y est trompé jeudi lors de la traditionnelle conférence de presse des pilotes. Plus sollicité par les journalistes que Sebastian Vettel, Fernando Alonso devra peut-être exiger plus de son équipe et de sa voiture cette fin de semaine.

«L'approche et la préparation de la course sont les mêmes que d'habitude, a pourtant soutenu Alonso. Cela exige un maximum de concentration et d'effort de la part de toute l'équipe. On va essayer de faire un très bon vendredi de tests et un bon samedi pour être à la meilleure position possible pour le départ de la course. Et dimanche, on va essayer de marquer autant de points que possible.»

Possédant dix points d'avance sur le pilote Ferrari au classement général, à deux courses du terme du championnat, Sebastian Vettel ne se formalise pas de découvrir une toute nouvelle piste. «Tu te prépares autant que possible, du mieux possible comme d'habitude. Le plus important est d'être dans le rythme dès demain (vendredi) et de bien démarrer», dit-il.

Les amateurs de F1 pourraient bien se livrer à des calculs d'apothicaire à l'issue de la course. Une victoire de Vettel conjuguée à une défaillance mécanique - ou à une erreur stratégique - d'Alonso pourrait conclure la saison. Le pilote espagnol prône le «wait and see». «Il faudra rester concentré sur notre travail et essayer d'avoir une bonne fin de semaine et ensuite batailler au Brésil pour le championnat. Pour ma part, je peux seulement sauver un maximum de points ici et attendre le Brésil», dit-il.

«Peu importe ce qui arrive cette fin de semaine, avant tout, il faut faire le maximum vendredi et samedi, les points sont à prendre dimanche et pas avant», appuie Vettel.

L'Allemand n'écarte pas pour autant la perspective d'un sacre au Texas. «Ce serait incroyable. La saison a été longue et très difficile, avec des hauts et des bas pour tout le monde. Nous avons beaucoup appris et nous avons fait moins d'erreurs cette année. Nous avons une voiture très compétitive. (...). Bien sûr, gagner le championnat signifierait beaucoup», convient-il.

Fernando Alonso est habitué à vivre pareil scénario en fin de saison. L'année 2007 avait vu Kimi Räikkönen coiffer sur le fil Lewis Hamilton et l'Espagnol. Troisième de la dernière course au Brésil, Alonso avait vu le titre lui échapper pour un petit point.

La pression, il connaît par conséquent. Et il affirme même être «beaucoup plus détendu et concentré» dans ces circonstances cette année. «Pour ces deux dernières courses, je me sens bien, complètement normal. C'est la quatrième fois que nous luttons pour le titre jusqu'à la dernière course - j'espère - et tu sens la différence par rapport aux autres fois.»

Si Alonso ne baigne pas dans l'euphorie, il n'a pas non plus le moral en berne. «Je suis très confiant, j'ai confiance en mon équipe et en moi-même. Nous sommes honnêtes envers nous-mêmes, nous savons que nous ne sommes pas les plus rapides, notamment en qualifications. Notre point fort est de marquer plus de points que les autres le dimanche. Et je suis sûr que nous le ferons ces deux prochaines courses.»