Après la formule Atlantique et le Champ Car, le pilote de Joliette va s'aligner aux côtés des super vedettes du stock-car pour la course de série Busch du 4 août. Il a déniché un volant au sein de la compétitive écurie Fitz Motorsports pour la première course de NASCAR sur le circuit Gilles-Villeneuve. Carpentier sera doublement occupé puisqu'il participera aussi à la course Daytona Prototype, en Grand-Am Rolex, la veille.

Stéphanie Morin

Après la formule Atlantique et le Champ Car, le pilote de Joliette va s'aligner aux côtés des super vedettes du stock-car pour la course de série Busch du 4 août. Il a déniché un volant au sein de la compétitive écurie Fitz Motorsports pour la première course de NASCAR sur le circuit Gilles-Villeneuve. Carpentier sera doublement occupé puisqu'il participera aussi à la course Daytona Prototype, en Grand-Am Rolex, la veille.

«Ça fait 25 ans que je dispute des courses et celle de Busch est celle qui m'excite le plus! J'ai vraiment hâte d'essayer la voiture et de revoir les fans à Montréal», lance Carpentier.

Le Québécois a refusé une «très bonne offre» pour terminer la saison en Indy Racing League. Il a préféré tenter le tout pour le tout à Montréal. En effet, Carpentier risque gros. Une course brillante pourrait lui ouvrir les portes de la série Busch pour l'an prochain. Une contre-performance et le pilote de 35 ans risque de se retrouver à la retraite pour de bon.

Il a toutefois de bonnes chances de briller devant ses partisans : il connaît le circuit comme le fond de sa poche et profite d'une excellente voiture. Mieux, il profite d'une voiture pré-qualifiée. Contrairement à la F1 et au Champ Car, toutes les voitures qui se présenteront à Montréal ne sont pas assurées d'être du départ. Seules les meilleures bagnoles du championnat sont qualifiées d'office. Pour les autres, la qualification sert à départager le bon grain de l'ivraie (ou les bolides des bazous). «On vise un top 5 en qualification et en course, explique Carpentier. Je veux pouvoir me battre avec la gang.»

Seul hic : son expérience en stock-car est plutôt mince, avec une seule épreuve de CASCAR sous la ceinture, en septembre dernier, à Hagersville, en Ontario. «Heureusement, j'aurai deux journées d'essais avant la course, une sur un circuit routier en Caroline du Nord et l'autre à Montréal. Je devrai apprendre vite. J'ai parlé à Robbie Gordon récemment et il m'a dit que passer de la monoplace au stock-car, c'est comme atterrir sur la planète Mars! L'important pour moi sera d'apprendre à ménager la voiture. En monoplace, on abuse de la voiture en conduisant à la limite, mais en Busch, les courses sont très longues.»

Martin Spalding, directeur général de Stock-Car Montréal, s'attend à ce que la nouvelle d'hier fasse bondir la vente de billets. «Quand on a appris que quatre pilotes de Nextel Cup seraient à Montréal, les ventes ont augmenté. Et Patrick est un des pilotes les plus populaires de l'histoire au Québec.»

Carpentier ne sera peut-être pas le seul pilote québécois en piste pour la course de Busch. Selon nos informations, Craig Pollock continue toujours de chercher un volant pour Jacques Villeneuve. Allan Labrosse n'a pas non plus renoncé à trouver une voiture pour Andrew Ranger et Alex Tagliani.