1. Le principal changement, par rapport aux derniers Grands Prix du Canada, c'est sans doute l'absence de Michael Schumacher. Depuis dix ans, l'Allemand arrivait souvent à Montréal en position de favori. Or cette fois, on ne verra plus son casque rouge ni son fameux coup de volant. Ce qui laisse enfin un peu de place aux autres pilotes, et ce qui nous permet de profiter d'un championnat 2007 très disputé.

Luc Domenjoz COLLABORATION SPéCIALE

1. Le principal changement, par rapport aux derniers Grands Prix du Canada, c'est sans doute l'absence de Michael Schumacher. Depuis dix ans, l'Allemand arrivait souvent à Montréal en position de favori. Or cette fois, on ne verra plus son casque rouge ni son fameux coup de volant. Ce qui laisse enfin un peu de place aux autres pilotes, et ce qui nous permet de profiter d'un championnat 2007 très disputé.

2. Fernando Alonso a quitté l'écurie Renault après avoir décroché deux titres de champion du monde au sein de la formation française. C'est juste après avoir remporté son premier titre, déjà, que l'Espagnol avait décidé de s'en aller chez McLaren. Il a bien fait : cette saison, l'écurie anglaise se montre nettement plus compétitive que Renault, ce qui permet à Alonso d'occuper provisoirement la tête du championnat du monde.

3. L'arrivée de Fernando Alonso chez McLaren a poussé Kimi Räikkönen à signer chez Ferrari, en prenant la place laissée vacante par Michael Schumacher. Pour le Finlandais, il semblait que ce transfert serait bénéfique. Pourtant, après une victoire indiscutable lors du premier Grand Prix de la saison, le Finlandais a été victime d'une étrange série de contre-performances qui le voit désormais accuser un retard de 15 points sur la tête du classement.

4. Chez McLaren, l'écurie a décidé d'aligner un pilote débutant aux côtés de Fernando Alonso. Et quel débutant ! Lewis Hamilton, qui n'a jusqu'ici disputé que cinq Grands Prix, s'est déjà emparé du record du nombre de podiums consécutifs lors de ses débuts. En cinq courses, le jeune Britannique (22 ans) a terminé cinq fois sur le podium. Il attend encore de remporter sa première victoire, mais il occupe tout de même la deuxième place du classement du championnat, à égalité de points avec Alonso. Lewis Hamilton est un futur multiple champion du monde!

5. Le Grand Prix du Canada 2006 a constitué la dernière apparition de Jacques Villeneuve en F1 sur le circuit portant le nom de son père. Quelques semaines plus tard, après le Grand Prix d'Allemagne, prétextant des douleurs résultant d'un accident à Hockenheim, l'écurie BMW Sauber a décidé de le remplacer par le jeune Robert Kubica le protégé de Mario Theissen, patron de la compétition chez BMW. Dimanche, ce sera donc le Polonais qui prendra le départ dans la monoplace qu'occupait Jacques Villeneuve l'an dernier.

6. Alors qu'en 2006, la guerre des pneus faisait toujours rage entre Bridgestone et Michelin, c'est désormais le manufacturier japonais qui équipe toutes les monoplaces la Fédération internationale de l'automobile (la FIA) ayant décidé de mettre un terme à la bataille des gommes et d'imposer un fournisseur pneumatique unique. Le manufacturier japonais apporte deux types de pneus sur chaque Grand Prix, et les pilotes ont l'obligation de les utiliser tous les deux pendant au moins un relais en course.

7. Sur le plan du règlement, très peu de changements sont intervenus depuis l'an dernier. Principale différence, mais qui ne se voit guère sur la piste: la définition des moteurs est désormais figée, ce qui signifie que les ingénieurs n'ont plus le droit de les faire progresser pour gagner en puissance, en fiabilité ou en couple. Cette décision a été prise par la FIA pour ralentir l'escalade des coûts en Formule 1. Selon ses estimations, en additionnant le budget de toutes les écuries, l'économie ainsi réalisée se monterait à plus d'un milliard de dollars par an, sans affecter le spectacle en quoi que ce soit.

8. Sur le plan des écuries, un seul changement est intervenu depuis l'an dernier, et encore : la petite écurie Midland (ex-Jordan) se nomme désormais Spyker, du nom d'un petit constructeur belge de voitures de sport. En fait, l'écurie a été rachetée par un milliardaire hollandais, Michael Mol, des mains du Canado-Russe Alex Schnaider.

9. Côté pilotes, mis à part les changements déjà évoqués plus haut, on note aussi le transfert de Mark Webber, passé de l'écurie Williams à l'équipe Red Bull, où il pilote aux côtés de David Coulthard. Sa place chez Williams (écurie désormais motorisée par Toyota) a été prise par Alexander Wurz, qui officiait en tant que pilote-essayeur de l'écurie.

10. Et bien sûr, l'une des différences principales par rapport à l'an dernier, c'est le suspense qui règne au classement du championnat du monde. Après cinq manches, ils sont quatre pilotes à pouvoir raisonnablement espérer être couronnés en fin de saison. Ce qui n'était plus arrivé depuis 1982. En ce moment, les deux pilotes McLaren (en tête du classement provisoire avec 38 points) sont talonnés par Felipe Massa (35 points), alors que Kimi Räikkönen, plus loin (23 points) possède encore toutes ses chances.