Cependant, la responsabilité de ces installations incombe d'abord au promoteur Normand Legault, qui a signé l'année dernière avec la Ville une entente d'exploitation exclusive du circuit Gilles-Villeneuve pour une période de 10 ans, a indiqué la vice-présidente du comité exécutif de Montréal, Francine Senécal, responsable des sports et du dossier du Grand Prix.

Hugo De Grandpré

Cependant, la responsabilité de ces installations incombe d'abord au promoteur Normand Legault, qui a signé l'année dernière avec la Ville une entente d'exploitation exclusive du circuit Gilles-Villeneuve pour une période de 10 ans, a indiqué la vice-présidente du comité exécutif de Montréal, Francine Senécal, responsable des sports et du dossier du Grand Prix.

«M. Ecclestone ne fait peut-être pas la distinction entre la Ville et l'organisation de M. Legault, a-t-elle précisé. Mais si Normand Legault souhaite procéder à des réaménagements, transformer un peu les installations, il n'a qu'à nous faire part de ses projets. À ce moment-là, on va discuter avec lui, on va voir ce que l'on peut faire... Évidemment, c'est lui le spécialiste.»

Dans une entrevue publiée hier dans La Presse, le patron de la Formule 1 a en effet laissé entendre que l'apparence du site du Grand Prix du Canada laissait à désirer.

«J'espère honnêtement que la Ville de Montréal va prendre à coeur de moderniser son circuit par petites touches«, a-t-il dit. Parlant des stands installés il y a une vingtaine d'années, il affirme qu'on a depuis «donné un coup de peinture ici ou là», mais que «personne ne s'en est réellement occupé».

Pourtant, toujours selon M. Ecclestone, ce circuit représente une sorte de «carte de visite» pour le Canada. Lorsqu'on lui a demandé si cela signifiait que Montréal perdrait sa course, il a répondu: «Pas de précipitation. J'y serai dans quelques jours, je vais en discuter. Il y a la place à Montréal, il y a de quoi faire quelque chose de bien.»

Environ un demi-million de dollars sont investis annuellement par Montréal pour respecter ses obligations en vertu de l'entente avec Normand Legault, selon Francine Senécal. La Ville doit fournir les services de base, comme l'eau et l'électricité, alors que M. Legault est responsable de l'entretien de la piste.

«Il est difficile pour moi de discuter de la pertinence des propos de M. Ecclestone, parce que ça n'a pas été évoqué formellement. M. Legault ne nous a rien demandé à cet égard», dit Mme Senécal. «Il faudrait que M. Legault nous présente d'abord un projet, et ensuite on verrait comment on peut imaginer un montage financier et un partage des coûts.»