«Notre plus grand défi pour l'avenir est sans conteste de continuer à développer notre identité», estime Joe Balash, directeur de Busch Series. Très bien, mais comment? «En continuant d'utiliser nos propres voitures. Dès l'an prochain, Nextel va utiliser sa nouvelle voiture (NDLR: baptisée Car of Tomorrow, ou COT pour les intimes) pour tout le calendrier. On verra sans doute moins de pilotes de Nextel l'an prochain, car ils auront moins d'informations à récolter en roulant avec nous.»

Stéphanie Morin

«Notre plus grand défi pour l'avenir est sans conteste de continuer à développer notre identité», estime Joe Balash, directeur de Busch Series. Très bien, mais comment? «En continuant d'utiliser nos propres voitures. Dès l'an prochain, Nextel va utiliser sa nouvelle voiture (NDLR: baptisée Car of Tomorrow, ou COT pour les intimes) pour tout le calendrier. On verra sans doute moins de pilotes de Nextel l'an prochain, car ils auront moins d'informations à récolter en roulant avec nous.»

Présentement, les différences entre les deux bagnoles concernent surtout la dimension des ailerons (plus courts en Cup), de la puissance des moteurs (moindre en Busch) et de la longueur de l'empattement (plus long en Cup). L'aérodynamique des COT n'aura plus grand-chose à voir avec les bolides de Busch, puisque plusieurs changements seront apportés aux ailerons avant et arrière.

Les hautes instances du NASCAR espèrent donc que le problème se résoudra de lui-même avec l'arrivée des COT. Ed Rensi n'est pas aussi optimiste: «Les pilotes de Nextel vont continuer de courir en Busch pour aller gagner le prochain paiement sur leur avion ou leur maison. Quand tu peux gagner 30 000$ pour une course, tu te fiches un peu de ce que tu pilotes!»

Selon le propriétaire de l'écurie Rensi, il faudrait plutôt réglementer le nombre de pilotes de Nextel qui prennent le départ en Busch. «Il faudrait limiter ce nombre à 10 ou 15, maximum. On pourrait exclure les pilotes du Top 15 par exemple» Une idée qui donne des boutons à Joe Balash. «Il n'est pas question pour moi de limiter la compétition. Les stars du NASCAR vendent des billets, il en faudra toujours en Busch pour aider les promoteurs, les commanditaires, les pilotes»

«Notre sport rajeunit et on voit plusieurs jeunes pilotes ou membres d'écurie qui grimpent les échelons rapidement. Participer aux deux championnats les aide à acquérir de l'expérience. Les gens ont tendance à mettre tous les pilotes dans le même panier. Si des champions comme Mark Martin ou Tony Stewart courent en Busch, ça peut soulever des questions, mais plusieurs jeunes tirent profit de cette opportunité.»

Les jeunes qui n'ont pas la chance de s'illustrer dans le championnat vedette ne demandent pas l'exclusion des grosses pointures de la Nextel. Eux demandent plutôt un horaire de course qui leur donne quelques avantages ou encore des pneus diamétralement différents pour les deux championnats.

Bref, ce ne sont pas les idées qui manquent.