Et vous voulez savoir si Martin Spalding, le directeur général de la course et Normand Legault, le promoteur, sont nerveux?

Réjean Tremblay

Et vous voulez savoir si Martin Spalding, le directeur général de la course et Normand Legault, le promoteur, sont nerveux?

Non. Tous les objectifs d'organisation et de vente de billets sont déjà atteints. Le circuit est prêt. Au lieu des 22 puits habituels, les fans vont retrouver 43 emplacements de garage puisque la course enverra 43 voitures en piste: «Ces nouveaux garages sont situés là où on construit les loges élites pour le Grand Prix de Formule 1», m'expliquait vendredi Martin Spalding.

Décontracté le monsieur. C'est simple. Attendez-vous à plus de 50 000 spectateurs pour la course. Et à presque autant pour la Trans-Am du vendredi à 16 h 30: «Comme nous avons installé de nombreux gradins, il reste encore de bons billets. Mais à l'épingle, les gens qui voudront profiter d'un billet d'entrée générale pourront s'installer dans la pente habituellement cachée par des gradins. Le point de vue sera formidable. Quant aux plus de 2000 billets dans ce qui est le Paddock Club en F1, ils sont tous vendus», d'expliquer Spalding.

Si vous n'avez pas une relation quelconque dans le monde des affaires ou au casino de Montréal, ça va être difficile de vous y dénicher une place...

C'est tellement prêt que Spalding et son équipe ont très hâte à mardi. Les énormes remorques du cirque NASCAR vont d'abord s'arrêter dans le P10, le parking extérieur du casino. On va les laver selon les standards de la F1 et ensuite, en suivant un plan méticuleusement préparé, on va les stationner dans le coin des garages.

Après, si les cols bleus ne font pas trop de sabotage pour couper l'électricité ou détruire les conduites d'eau et d'égouts, ça va être le party. En se fiant à la prévente des billets, on estime que les fans du NASCAR vont venir à Montréal dans un rayon de 10 heures de route. New York et le New Jersey, Boston, Toronto, les Maritimes. Il faut dire que pour la série Busch, Montréal devient une sorte de Monaco. La très grande majorité des autres courses sont disputées dans des petites villes. Charlotte, en Caroline, c'est bien joli mais ça ne se compare pas à Montréal. Même quand la ville est défigurée comme c'est le cas présentement et que les cols bleus forcent les démunis à aller voir les piscines dans la vitrine d'un Club Piscine.

«Il y a des endroits gentils en Busch, mais ça n'a pas la magie de Montréal. Ici, les gens sont gâtés avec la Formule 1, on peut compter sur un promoteur qui impose pour le NASCAR les mêmes standards d'excellence que pour la F1. Personne ne vise une réussite et une organisation à 80%. On veut mieux que 100%, c'est pas compliqué. Par ailleurs, faire affaires avec le NASCAR, c'est impressionnant. C'est tellement énorme, c'est tellement gros qu'ils ont des spécialistes à toutes les positions. J'ai participé à des réunions où il y avait 12 ou 15 personnes du NASCAR. C'était tous des spécialistes dans leur domaine. Incroyable», de dire Spalding.

Bryan France, le patron de NASCAR sera d'ailleurs à Montréal. Comme Mike Helton, le président de la compagnie. D'ailleurs, quand Spalding est allé à Homestaed, dans le sud de la Floride, pour voir comment se passait une course, Helton était dans la tour de contrôle, supervisant toutes les opérations.

Les dirigeants et les spécialistes de NASCAR sont venus à plusieurs reprises à Montréal au cours des derniers mois, question de s'assurer que toutes les exigences de l'organisation étaient bien remplies: «Nous ne sommes pas inquiets pour l'île Notre-Dame. Nous contrôlons ce qui se passe sur l'île. Le reste de la ville, ce n'est pas notre responsabilité. Mais d'habitude, nous avons une bonne collaboration de la Ville. Il faudrait juste que plus de gens réalisent à quel point nous sommes privilégiés de pouvoir présenter une course de Formule 1 et une course de NASCAR dans la même ville. Aucune ville au monde ne peut se vanter d'égaler Montréal. En plus, nous pouvons nous rendre à Mont-Tremblant pour une course de la série Champ Car. Et tout ça, organisé par un promoteur qui fait les affaires lui-même. C'est quand même spécial», de dire Spalding.

La course sera présentée à ESPN aux États-Unis et RDS reprendra les images du diffuseur américain en plus d'avoir quelques caméras pour ses propres besoins.

C'est pas de la F1, c'est autre chose. Complètement. Mais se retrouver dans le virage Senna quand les 43 voitures vont foncer après la ligne de départ...

Y a des gars là-dedans qui doivent en avoir des solides...

DANS LE CALEPIN > Laissons un peu les quatre-roues pour la moto. Le début de juillet a été particulièrement pourri pour ceux qui avaient prévu de longues randonnées. Natashquan devra attendre. Mais cette semaine, avec Pierre Racine, l'ancien PDG de Rolls-Royce Canada, je me suis offert une ride jusqu'à Rouyn-Noranda pour la première journée. Avec en prime, un souper avec la joyeuse bande de Radio-Nord à La Rose des vents, un bistro établi à Évain, à quelques kilomètres de Rouyn. Parfois, il y a des surprises extraordinaires lors des étapes. C'en était une. Le lendemain, on s'est tapé la route jusqu'à Témiscamingue, puis, on a filé en Ontario jusqu'à North Bay avant de faire toute la 17 jusqu'à Ottawa. Une route magnifique qui devrait rendre les Québécois fort envieux. C'est à Hawkesbury qu'on a retrouvé le Québec. J'ai fini la journée au Gusto, la place la plus agréable de St-Sauveur. Une journée de 885 kilomètres, ça durcit les fesses. Du moins, j'espère. Après le NASCAR, on file aux Îles de la Madeleine et la semaine suivante, je pars pour Memphis pour la résurrection d'Elvis, prévue pour le 16 août. Il y a trente ans, j'ai couvert ses funérailles, je voudrais pas rater le retour...

Après, faudra s'occuper du Canadien. Grosse commande.