Cette année a fait exception. Bien qu'elle marque la septième victoire en huit ans d'Audi au Mans, la 75e édition des 24 heures aura été la plus difficile pour la marque aux anneaux.

Jean-Sébastien Gagnon

Cette année a fait exception. Bien qu'elle marque la septième victoire en huit ans d'Audi au Mans, la 75e édition des 24 heures aura été la plus difficile pour la marque aux anneaux.

Il y a d'abord eu cet incident de la voiture no 3 survenu tôt dans la soirée de samedi. Victime de son imprudence, le jeune Mike Rockenfeller a heurté le rail de sécurité après avoir glissé sur la chaussée détrempée.

Puis, vers 7h30 hier, l'Audi no 2 perdait une roue à plus de 260 km/h dans l'un des virages les plus dangereux du circuit. L'Italien Dindo Capello était alors au volant du bolide à propulsion diesel qui dominait l'épreuve depuis son coup d'envoi.

«J'ai eu une impression horrible, je n'étais plus qu'un passager, a-t-il dit. Je ne pouvais rien faire pour éviter le crash.»

L'accident privait son coéquipier, le Danois Tom Kristensen, d'une autre victoire, lui qui en détient déjà un record de sept au circuit de la Sarthe.

«À partir de ce moment, nous avons ressenti plus de pression pour terminer la course», a dit l'un des membres de l'équipage gagnant, Emanuele Pirro.

«Je retiens surtout que nous avons bien fait d'aligner trois R10 au départ, a dit le responsable du programme sportif chez Audi, le Dr Wolfgang Ullrich. Une de moins et nous ne serions pas là...»

La voiture conduite par le trio Pirro-Biela-Werner a franchi 369 tours du circuit, soit 11 de moins que l'équipage gagnant de l'an dernier.

«C'est une cinquième victoire et un neuvième podium consécutif pour moi, a constaté Pirro. Personne n'avait jamais réalisé cela jusqu'ici.»

Il s'agit aussi de la deuxième victoire de suite pour l'Audi R10 à propulsion diesel.