Deux légendes de leur sport, l’une sur la patinoire et l’autre en piste, se sont rencontrées samedi après-midi, dans les paddocks du circuit Gilles-Villeneuve. L’ex-patineur de vitesse sur courte piste Charles Hamelin et le pilote de Mercedes Lewis Hamilton.

Publié le 18 juin
Katherine Harvey-Pinard
Katherine Harvey-Pinard La Presse

Aux Jeux olympiques de Pékin, en février dernier, Hamelin portait un casque qui rendait hommage à celui du pilote, une de ses grandes idoles. Sur ses réseaux sociaux, Hamilton avait publié une photo d’Hamelin en le félicitant pour sa médaille d’or. Voilà que le patineur a rencontré son idole, samedi après-midi, avant les qualifications du Grand Prix du Canada.

Celui que l’on surnomme la Locomotive de Sainte-Julie avait encore des étoiles dans les yeux en nous racontant son tête-à-tête avec le septuple champion du monde de Formule 1.

« C’était vraiment incroyable, a-t-il raconté. Je ne savais pas [que ça arriverait], c’était une surprise pour moi. Je m’étais déjà préparé au cas où je le croiserais ; j’avais mon casque que j’avais fait faire en son honneur. On est arrivés devant la tente de Mercedes et je me suis dit : peut-être que c’est ce qui va se passer. […] [Un moment donné], il est entré et ç’a été le choc. »

PHOTO TIRÉE DU COMPTE TWITTER DE CHARLES HAMELIN

Charles Hamelin montrant son casque à Lewis Hamilton

J’étais sur le bord des larmes. J’étais juste vraiment content. J’étais sans mot, j’avais de la misère à parler.

Charles Hamelin

Comme il l’espérait, Hamelin a remis son casque à Hamilton après l’avoir signé à la demande du pilote. Puis ils ont discuté d’entraînement, de carrière, de bulldogs français… « On a parlé de plein de choses comme si c’était un chum que ça faisait longtemps que je n’avais pas vu ! », a-t-il lancé.

Charles Hamelin est depuis longtemps un passionné de Formule 1. Après tout, il y a un parallèle assez évident à faire avec le patinage de vitesse.

« Il y a plein de choses à apprendre de la Formule 1 pour un gars de courte piste, a-t-il évoqué. C’est ce que j’ai fait. J’ai regardé pas mal toutes les courses, sauf quand j’étais en avion. »

« J’étais vraiment attentif à la façon dont ils se suivent, dont ils agissent quand ils veulent dépasser ou bloquer, a-t-il expliqué. C’est vraiment intéressant de voir comment ils font ça à la vitesse où ils vont. À moi, après ça, de le répliquer en course, sur la glace, avec mes patins. Avec mon père et mes entraîneurs, parfois, je filmais des bouts de dépassement et je disais : on pourrait essayer de refaire ça ou trouver quelque chose qui ressemble à ça pour le futur. »

Toujours bien occupé

Hamelin a fait ses au revoir au patinage de vitesse il y a quelques mois, après 19 ans sur l’équipe nationale et six médailles olympiques, dont quatre d’or. Mais l’ex-athlète de 38 ans n’a pas encore eu le temps de souffler. Il travaille actuellement sur sa biographie, qui sera publiée au mois d’octobre. Et il se marie la semaine prochaine. Puis ce sera la lune de miel en Afrique du Sud.

« Je pensais avoir plus de temps pour moi maintenant que je n’ai plus de patin ni d’entraînement, mais non ! Je n’en ai pas plus ! », a-t-il lancé en riant.

« C’est vraiment le fun. Ça n’arrête pas ! Le temps qu’on a, on essaie de le passer avec Violette à la maison, avec la famille. »