Désormais l’égal de Michael Schumacher avec sept sacres mondiaux en Formule 1, Lewis Hamilton peut devenir la saison prochaine le pilote le plus titré de tous les temps… si le Britannique prolonge bien avec Mercedes.

Raphaëlle PELTIER
Agence France-Presse

Les négociations devaient se tenir en marge des trois derniers Grands Prix à Bahreïn et Abou Dabi ces dernières semaines, mais Hamilton a contracté la COVID-19 et elles ont pris du retard. « J’espère commencer la semaine prochaine et conclure avant Noël, fait savoir l’intéressé. Je veux être là l’an prochain. »

Après une saison 2020 réduite de 22 à 17 Grands Prix, dont plusieurs inédits, rien ou presque ne change en 2021. Il n’y a donc pas de raison que le pilote britannique et son écurie ne continuent pas à écraser leur sport comme c’est le cas depuis 2014.

Il était initialement prévu que les monoplaces évoluent radicalement mais le chambardement a été repoussé à 2022, le temps d’absorber l’impact économique de la pandémie de COVID-19. L’an prochain, les voitures seront donc essentiellement les mêmes, sinon des changements mineurs portant sur l’aérodynamique et de nouveaux pneus.

Hors piste, le plafond de dépenses de 145 millions de dollars par an entre en vigueur et il contraindra les équipes les plus riches à réduire la voilure, mais ses effets escomptés (réduire les écarts de performance) ne se feront pas immédiatement sentir.  

Retours de Schumacher et Alonso

Derrière Mercedes et sa dauphine Red Bull, c’est par contre ouvert entre McLaren, Racing Point (qui deviendra Aston Martin), Renault (qui deviendra Alpine), Ferrari, qui avait perdu beaucoup de terrain début 2020, et AlphaTauri (ex-Toro Rosso), qui sort de sa meilleure saison.

Ce devrait être plus compliqué pour Alfa Romeo, Haas et Williams, en retrait cette année, même si la dernière grappille peu à peu le terrain perdu en 2018.

Du côté des pilotes, l’Espagnol Carlos Sainz Jr, 26 ans, sera confronté au plus grand défi de sa carrière en F1 en rejoignant Ferrari, après Toro Rosso, Renault et McLaren, où il sera remplacé par l’Australien Daniel Ricciardo, en provenance de l’écurie au losange.

Pour le quadruple champion du monde 2010-2013 Sebastian Vettel, il s’agira de se relancer chez Aston Martin, après avoir été remercié sans préavis par la Scuderia avant même le début d’une saison très compliquée (l’Allemand termine 13e chez les pilotes, son plus mauvais classement depuis ses débuts en 2007).

2021 verra aussi un Schumacher en F1 pour la première fois depuis 2012, avec le fils de Michael, Mick, promu parmi l’élite chez Haas aux côtés d’un autre débutant, le Russe Nikita Mazepin, au comportement controversé en piste et en dehors.

Autre retour, celui chez Alpine de l’Espagnol Fernando Alonso, 39 ans, après deux ans de pause lors desquels il s’est essayé à l’endurance, à l’IndyCar et au Dakar. Le champion du monde 2005 et 2006 avec Renault a beaucoup roulé en essais privés ces derniers mois et participera aux tests d’après-saison mardi à Abou Dabi, comme d’ailleurs Schumacher dans sa future écurie.

Calendrier record

Outre la reconduction du contrat d’Hamilton, on attend de savoir qui du Thaïlandais Alexander Albon, du Mexicain Sergio Pérez ou éventuellement de l’Allemand Nico Hülkenberg sera le deuxième pilote Red Bull aux côtés du Néerlandais Max Verstappen.  

AlphaTauri devrait aussi officialiser l’arrivée du Japonais Yuki Tsunoda, issu de la Formule 2, en remplacement du Russe Daniil Kvyat.

La saison doit débuter le 21 mars en Australie, si la pandémie le permet, pour un record de 23 courses, dont une (le 25 avril) se cherche encore un circuit, Hanoï, au Vietnam, étant très incertain. À retenir, une première en Arabie saoudite le 28 novembre et un retour aux Pays-Bas, patrie de Verstappen, le 5 septembre.

Avant cela, les traditionnels essais de pré-saison, fin février ou début mars, ne dureront que trois jours au lieu de six. Entre Barcelone et Bahreïn, la destination est encore incertaine.