(Berlin) Le Portugais Antonio Felix da Costa, couronné champion de Formule E dimanche à Berlin, avec l’écurie franco-chinoise DS-Techeetah, entend bien continuer à briller en monoplace électrique, « le plus haut niveau après la F1 », a-t-il confié dans un interview à l’AFP.  

Agence France-Presse

À 28 ans, da Costa a remporté son premier titre majeur et a a également offert le titre constructeurs à son équipe, avec son coéquipier français Jean-Éric Vergne. Celui-ci peut encore accrocher la 2e place du championnat lors des deux dernières courses, également à Berlin mercredi et jeudi, à huis clos pour cause de coronavirus.

Q : DS Techeetah a tout gagné en Formule E, vous êtes champion. Quel défi vous reste-t-il ?

R : « Mon avenir est en Formule E. C’est le plus haut niveau après la Formule 1. Je suis maintenant le champion en titre, je cours dans une écurie qui gagne, je suis très heureux. L’équipe veut continuer à gagner. C’est le troisième titre de Techeetah, le deuxième avec DS. Ils ont toujours faim de victoires, sont très ambitieux et c’est contagieux. Ça fait de moi un meilleur pilote, ça me pousse à travailler plus dur. Ce titre est un succès extraordinaire pour moi, dans ma vie, dans ma carrière. J’ai eu des moments difficiles, mais il est très important de traverser des bons et des mauvais jours. J’apprécie les bons jours, mais il faut apprendre à faire face aux mauvais, à rebondir et devenir plus fort mentalement. Je suis reconnaissant de mes mauvais jours pour m’avoir rendu plus fort. »

Q : Comment voyez-vous l’avenir à court terme de la Formule E ?

R : « C’est une question pour les dirigeants, mais la Formule E a grandi à une vitesse tellement incroyable, qui sait où est la limite ? Nous avons de plus en plus de fans, de plus en plus de gens nous suivent. Les échos que j’ai eus du Portugal après mon titre ont été extraordinaires. La discipline se développe de plus en plus. »

Q : Lors des deux dernières courses, Jean-Éric Vergne, champion 2018 et 2019, peut s’adjuger la deuxième place. Êtes-vous prêt à l’aider ?

R : « Si je peux l’aider, évidemment que oui. C’est un travail d’équipe, donc je serai là pour l’aider si je peux. »