(Paris) Arrivé en Formule 1 en même temps et dans la même écurie que Max Verstappen, Carlos Sainz Jr est parvenu à sortir de l’ombre du prodige néerlandais pour trouver une place chez Ferrari dès l'an prochain.

Agence France-Presse

L’Espagnol est le fils de Carlos Sainz, deux fois champion du monde des rallyes en 1990 et 1992 et triple vainqueur du Dakar en 2010, 2018 et 2020. Ce n’est pourtant pas son père qui a fait naître sa vocation, mais un autre de ses compatriotes, Fernando Alonso, double champion du monde de F1 en 2005 et 2006.

PHOTO D’ARCHIVES AMANDA PEROBELLI, REUTERS

Max Verstappen est vite devenu une vedette de la F1, laissant Carlos Sainz Jr dans l’ombre. Cela devrait changer en 2021.

« Le désir de suivre la voie de Fernando est né le jour où je l’ai rencontré, à Barcelone, lors de ce Grand Prix d’Espagne (2006, NDLR). Ce que j’ai vécu à ce moment-là en tant qu’enfant, j’ai eu envie de pouvoir le vivre en tant qu’adulte, comme Fernando », racontait le pilote, né le 1er septembre 1994 à Madrid, à L’Equipe en 2018.  

Entre son père, Alonso et la filière de jeunes de Red Bull, il est bien soutenu sur sa route vers la catégorie reine du sport automobile, qu’il découvre en 2015 au sein de Toro Rosso, l’écurie satellite de la marque autrichienne de boissons énergisantes.

Le numéro de course 55 fait ses gammes et démontre ses principales qualités : régularité et esprit méticuleux. Seul bémol, il a démarré aux côtés de Verstappen, devenu très vite la coqueluche de la F1 et surtout de leurs patrons, Christian Horner et Helmut Marko.  

Une place au soleil

Faute d’être promu de Toro Rosso à Red Bull, il obtient son transfert vers Renault en 2018 et rejoint finalement l’écurie française plus tôt que prévu, lors des quatre derniers GP de 2017.

Rapidement poussé vers la sortie par le recrutement pour 2019 de Daniel Ricciardo, Sainz rebondit chez McLaren en remplaçant… Alonso. Un choix payant, l’écurie britannique devenant la quatrième force du plateau après des années difficiles.

Discret dans le paddock, l’Espagnol se dévoile sous un jour nouveau grâce à son amitié avec son fantasque équipier Lando Norris et obtient un premier podium dans des conditions particulières, une fois le GP du Brésil terminé, suite au déclassement de Lewis Hamilton.  

Son trophée de la troisième place, il ne le reçoit pas lors de la cérémonie protocolaire, mais plus tard, entouré de son équipe au grand complet. Une célébration à l’image de sa trajectoire jusque-là : hors du feu des projecteurs, mais néanmoins ascendante.

« C’est une excellente addition (à l’équipe). Il est très malin, très jeune, mais a déjà cinq saisons derrière lui », a justifié son futur patron Mattia Binotto lors d’un évènement à Modène jeudi. « C’est un pilote solide et fiable qui a marqué beaucoup de points en course et je pense que, pour nous, c’est une excellente association avec le talent pur de Charles (Leclerc) », son futur équipier.

Charge à Sainz, qui « réalise un rêve » en rejoignant Ferrari, de se faire une place au soleil aux côtés de celui dont on prédit qu’il partagera les titres mondiaux avec Verstappen d’ici peu.