(Paris) La saison de Formule 1 pourrait commencer en juillet malgré l’annulation ou le report des 10 premières courses en raison de la pandémie de coronavirus, affirme le président de la F1, Chase Carey.

Jerome Pugmire
Associated Press

Le Grand Prix de France a annulé, lundi, sa course prévue le 28 juin plutôt que de la reporter, faisant du 5 juillet la date de départ prévue du Grand Prix d’Autriche à Spielberg.

« Nous sommes désormais de plus en plus confiants quant à l’avancement de nos plans pour commencer notre saison cet été, a affirmé Carey dans un communiqué. Nous visons un début des courses en Europe en juillet, août et début septembre, la première se déroulant en Autriche le week-end du 3 au 5 juillet. »

Le Grand Prix de Grande-Bretagne devrait suivre le 19 juillet et les organisateurs ont déclaré qu’ils discutaient avec le gouvernement de la possibilité de le tenir sans amateurs.

Le calendrier 2020 a été étendu à 22 courses, le premier Grand Prix du Vietnam étant ajouté au calendrier et le Grand Prix des Pays-Bas accueillant sa première course depuis 1985 alors que le Grand Prix d’Allemagne a été abandonné.

Le GP d’Australie en lever de rideau de la saison, le 15 mars, et l’emblématique Grand Prix de Monaco le 24 mai ont également été annulés.

Carey espère une saison de 15 à 18 courses d’abord en Europe jusqu’en septembre avant un déplacement en « Eurasie, Asie et Amérique ». La saison s’achèvera dans le Golfe Persique avec le Grand Prix de Bahreïn – initialement prévu pour mars – et le Grand d’Abou Dabi.

Le président et chef de la direction du Grand Prix du Canada, François Dumontier, a préféré ne pas commenter les propos de Carey pour l’instant. La course montréalaise, initialement prévue du 12 au 14 juin, devrait être présentée à l’automne.

« Le calendrier va être chamboulé. […] Là, il va falloir faire des concessions, faire preuve de flexibilité. Peut-être que nous allons devoir le présenter à l’automne », avait reconnu M. Dumontier au moment de l’annonce du report de la course, le 7 avril.

« Nous publierons notre calendrier finalisé dès que possible, a assuré Carey. Bien évidemment, il ne sera réalisable que si la crise sanitaire liée à la COVID-19 s’améliore dans les différents pays concernés.

“Nous nous attendons à ce que les premières courses se déroulent à huis clos, mais nous espérons que les amateurs feront partie de nos évènements à mesure que nous avancerons dans le calendrier, a-t-il poursuivi. Nous devons encore régler de nombreux problèmes, comme les procédures pour que les équipes et nos autres partenaires entrent et opèrent dans chaque pays. »

Les finances de la F1 ont subi un dur coup avec l’annulation d’autant de courses, et les petites équipes sont particulièrement confrontées à un avenir incertain. Cela a conduit à plusieurs discussions sur la réduction du plafond budgétaire.

« Nous avons également travaillé fort avec la FIA et les équipes pour renforcer l’avenir à long terme de la Formule 1 grâce à un éventail de nouvelles réglementations techniques, sportives et financières », a mentionné Carey.

Un plafond budgétaire de 175 millions US a été convenu l’année dernière, mais les équipes souhaitent qu’il soit ramené à 150 millions pour l’année prochaine, à l’exclusion des salaires des pilotes et des coûts des moteurs. Mais McLaren veut qu’il soit réduit à 100 millions, une initiative à laquelle Ferrari s’oppose.

Certains pilotes de premier plan, dont le sextuple champion du monde Lewis Hamilton de Mercedes et le quadruple champion Sebastian Vettel de Ferrari, en sont à la dernière année de leur contrat.