Il n'y avait qu'un bouton sur le volant de la Ferrari 312 T3 de Gilles Villeneuve, en 1978, quand il a remporté le Grand Prix du Canada à Montréal. Rien à voir avec les volants des voitures actuelles qui sont pleins de boutons, de leviers, de témoins lumineux et dont l'écran digital permet de savoir tout ce qui passe à bord et autour !

Publié le 8 juin 2018
Michel Marois
Michel Marois LA PRESSE

FERRARI 312 T3

Volant

Un volant commercial du manufacturier italien Momo, sur lequel les techniciens de Ferrari avaient simplement ajouté un interrupteur de contact. Beaucoup d'amateurs avaient le même volant dans leur voiture !

Cadrans

Le « tableau de bord » de la 312 T3 comptait trois cadrans circulaires : au centre, un tachymètre (compte-tours), à gauche un indicateur de pression d'eau et à droite, dans le même cadran, des indicateurs de pression d'essence et d'huile. Pour le reste, le pilote devait se fier à son instinct et aux messages que lui indiquait son équipe à chaque tour quand il passait devant les stands.

Changement de vitesse

La transmission de la 312 T3 était entièrement manuelle et Villeneuve changeait ses rapports de vitesse en actionnant une pédale d'embrayage et à l'aide d'un levier et d'un pommeau montés à droite du volant sur une petite grille métallique. La transmission comportait cinq rapports, avec une marche arrière. Pour utiliser celle-ci, le pilote devait d'abord dégager une rainure qui était habituellement bloquée sur la grille.

SAUBER C37

Volant

Aujourd'hui, toutes les commandes d'une F1 sont regroupées sur le volant et on peut constater sur celui de la Sauber C37 qu'elles sont nombreuses ! Si certains boutons sont facilement identifiables et utilisés par toutes les équipes, d'autres portent des inscriptions génériques - des chiffres ou des lettres - dont seuls le pilote et ses ingénieurs connaissent la signification. Il faut aussi signaler que chaque pilote a ses préférences et que les volants peuvent être différents au sein d'une même équipe. Chez Ferrari, par exemple, le volant de Sebastian Vettel est plus complexe que celui de son coéquipier Kimi Räikkönen, avec notamment un troisième levier à l'arrière dont l'utilité est gardée secrète par l'équipe.

Écran numérique

L'écran central permet d'afficher en permanence le rapport de vitesse engagé, la vitesse de rotation du moteur et d'autres informations sur les composantes du groupe propulseur. Une série de témoins lumineux autour de l'écran confirment le fonctionnement des différentes commandes.D'autres fonctions

PL : Enclenche le limiteur de vitesse dans les puits de ravitaillement (Pit Lane).

R : Radio, pour communiquer avec les paddocks.

OT : Permet d'obtenir un surplus de puissance pour tenter un dépassement ou repousser l'attaque d'un concurrent.

N : Pour mettre la transmission au neutre.

DRS : Activer le volet de l'aileron arrière quand le pilote est en position de doubler un rival dans la zone déterminée.

OL : Permet de mettre le moteur en mode économie quand la position au classement est assurée.

OIL : Permet d'utiliser une réserve supplémentaire d'huile au besoin.

BOX : Confirme l'entrée aux puits lors du prochain passage.

Boutons réglables (5, en bas) : Le pilote peut modifier plusieurs réglages du groupe propulseur, de la transmission, du différentiel ou de l'embrayage, des freins, des pédales... Il peut aussi indiquer des préférences pour de nouveaux réglages lors des arrêts aux puits de ravitaillement.

Levier supérieur (arrière du volant) :  Permet de descendre (à gauche) ou de monter (à droite) les rapports de vitesse.

Levier inférieur : Permet d'actionner l'embrayage.