Trois des plus beaux espoirs de la F1 sont francophones. Ils ont tous remporté des titres importants avant d'arriver en Grand Prix et ce ne serait pas étonnant de les retrouver un jour dans les meilleures équipes.

Mis à jour le 7 juin 2018
Michel Marois
Michel Marois LA PRESSE

Les Français Esteban Ocon (Force India) et Pierre Gasly (Toro Rosso), ainsi que le Monégasque Charles Leclerc (Alfa Romeo Sauber) ont multiplié les coups d'éclat depuis le début de la saison, même s'ils ne disposent pas a priori des voitures les plus performantes.

Ocon a été formé dans la filière Mercedes, Gasly est associé à Red Bull, alors que Leclerc provient du programme de développement de Ferrari.

Le dernier est particulièrement bien coté et il s'est retrouvé aux côtés de Lewis Hamilton et de Sebastian Vettel, il y a deux semaines, lors de la conférence de presse de la FIA à Monaco.

Des éloges pour Leclerc

Les deux quadruples champions du monde n'ont pas ménagé leurs éloges, tout en offrant des conseils à Leclerc et aux autres jeunes loups de la F1.

Vettel, qui pourrait un jour être le coéquipier de Leclerc dans la Scuderia, a affirmé : « Il est visiblement un très bon pilote, car il a déjà marqué des points cette saison au volant d'une voiture qui ne devait pas en marquer. Je lui dirais simplement de profiter au maximum de cette première saison en F1, sans écouter tout ce que les gens autour de lui vont lui dire de faire, ou de ne pas faire, pour grimper les échelons. »

Hamilton a enchaîné : « Il [Leclerc] a un grand potentiel, car il a vraiment mérité sa place avec des titres importants au cours des deux dernières saisons. Tous les jeunes pilotes de la F1 ne peuvent en dire autant et c'est bien de voir un jeune pilote aussi talentueux faire sa place en F1. Il va devoir poursuivre son apprentissage et je lui conseille de garder les pieds bien sur terre, de rester près de sa famille et d'apprécier son cheminement, sans prendre les choses trop au sérieux. »

Leclerc, Gasly et Ocon aiment visiblement leur saison jusqu'ici. Et pour les avoir côtoyés en entrevue, on peut vous assurer qu'ils savent aussi s'amuser.

Découvrez donc ces trois « cousins » qui affichent avec brio toutes leurs ambitions et risquent d'animer le Grand Prix du Canada dimanche (voir capsules).

CHARLES LECLERC

Alfa Romeo Sauber - 16

Monaco, 20 ans

Champion du Championnat FIA GP3 en 2016

Champion du Championnat FIA F2 en 2017

Début en F1 : Australie 2018

Meilleur résultat en 2018 : 6e à Bakou

« Je suis vraiment satisfait de ce début de saison, surpris même un peu avec deux résultats dans les points. Les éloges [de Hamilton et de Vettel] me font plaisir, mais je sais que j'ai encore beaucoup à apprendre, je dois découvrir les circuits, gérer toutes les informations. Ça m'impressionne encore un peu de les croiser dans les paddocks, mais en piste, ce ne sont que d'autres pilotes. »

Charles Leclerc. Photo Reuters

ESTEBAN OCON

Force India - 31

France, 21 ans

Champion du Championnat d'Europe de F3 en 2014

Début en F1 : Belgique 2016

Meilleur résultat en 2018 : 6e à Monaco

« Après un début de saison laborieux, nous venons d'enlever une belle sixième place à Monaco et je crois que nous serons maintenant plus compétitifs. Notre équipe a souvent bien fait à Montréal [5e et 6e en 2017] et j'espère un très bon résultat, d'autant plus que le circuit est l'un de mes préférés. L'ambiance est aussi très bonne en ville, on a un peu l'impression que tout le monde vibre au rythme du Grand Prix. »

Esteban Ocon. Photo AP

PIERRE GASLY

Toro Rosso - 10

France, 22 ans

Champion du Championnat FIA GP2 en 2016

Début en F1 : Malaisie 2017

Meilleur résultat en 2018 : 4e à Bahreïn

« Il y a encore beaucoup de travail à effectuer afin de rendre la voiture fiable. Nous sommes toutefois souvent compétitifs et je pense que nous allons dans la bonne direction. Ce sera ma première visite au Canada et on m'a dit beaucoup de bien du circuit et de la ville. Je parle français et les gens vont pouvoir me comprendre, même si l'accent et le vocabulaire sont un peu différents ! »

Pierre Gasly. Photo AP