Le Français Simon Pagenaud, le Colombien Juan Pablo Montoya ou le Brésilien Helio Castroneves vont tenter de s'imposer dimanche lors de la 100e édition des mythiques 500 Miles d'Indianapolis, pour le prestige de leur écurie Penske qui fête cette année ses 50 ans d'existence.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«C'est un week-end très spécial pour nous tous chez Penske», rappelle le discret et très demandé Roger Penske (79 ans) à ses quatre pilotes, l'Australien Will Power complétant le casting de rêve. 

Vainqueur des trois dernières manches de l'Indycar, la cousine nord-américaine de la Formule 1, Pagenaud s'avance en sérieux prétendant pour devenir le premier Français depuis 1914 à s'imposer dans l'une des trois courses de référence du sport automobile, avec les 24 Heures du Mans et le GP de F1 de Monaco qui se courra aussi dimanche.

De son côté, Montoya voudra récidiver, après avoir remporté l'édition 2015 à l'arraché, au terme d'une des courses les plus passionnantes de l'histoire récente des 500 Miles.

«C'est très spécial pour tout le monde, mais à la fin, il n'y a qu'un seul vainqueur», a lancé en forme de défi, Castroneves, lauréat en 2001, 2002 et 2009. Il peut rejoindre Rick Mears, A.J. Foyt et Al Unser Sr., tous trois quadruples lauréats, au sommet de la hiérarchie.

Roger Penske a célébré de nombreuses fois à Indy. En 2009, il avait bu dans la traditionnelle pinte de lait de la victoire après le damier du Brésilien Helio Castroneves, qui court encore chez Penske. Photo : AP

Pagenaud, Montoya et Castroneves, pour le prestige de Penske

Si les Penske à moteur Chevrolet font figure de favorites, les qualifications ont montré que les voitures équipées de moteurs Honda tournaient aussi très bien.

L'Américain Ryan Hunter-Reay fait partie de ceux dont Pagenaud se méfie. «Il est là avec le moteur Honda très puissant cette année. Donc je pense qu'il va être très fort», analyse l'actuel leader de l'Indycar Serie.

Moins performantes en qualifications, car elles manquaient de puissance, les voitures Penske prendront le départ dans le trafic, ce qui n'est pas forcément une inconvénient.

La Penske de Simon Pagenaud. Photo : AP

Il faut une auto faite pour le trafic

«La différence ne se fait pas sur les qualifications. Il faut avoir une voiture capable d'évoluer dans le trafic. C'est impossible de s'échapper. Si on n'est pas dans le trafic, c'est plutôt mauvais signe», explique Sébastien Bourdais.

L'an passé, Montoya l'avait emporté après avoir occupé au début de la course la 33e et dernière place.

Presque un an jour pour jour après son terrible accident sur l'ovale d'Indianapolis, le Canadien James Hinchcliffe s'est rappelé au bon souvenir du paddock en signant la pole position la semaine dernière.

Il s'élancera dimanche en tête... si la météo le veut bien: pour que la course se déroule, la piste doit être totalement sèche et, selon les prévisions, la pluie pourrait bien être de la partie dimanche. Reste à savoir à quel moment de la journée.

Une auto pour le trafic ? Bourdais en sait quelque chose: sa voiture et celle de Tony Kanaan (10) sont entrées en collision le 14 mai à Indianapolis. Photo : AP