L'âge d'or des pilotes québécois sur la scène internationale est définitivement révolu, mais Bruno Spengler continue, bon an mal an, à faire partie des têtes d'affiche du DTM, le Championnat allemand de voitures de tourisme.

Pierre-Marc Durivage
Pierre-Marc Durivage LA PRESSE

Le pilote de 26 ans, qui a grandi à Saint-Hyppolite, dans les Laurentides, amorcera ce week-end à Hockenheim sa sixième saison en DTM, une série qui met en scène des Audi A4 et des Mercedes de classe C grandement modifiées. Le Deutsche Tourenwagen-Meisterschaft se déroule principalement en Allemagne, avec des escales en Espagne, aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne, avec une finale prévue en Chine à la fin novembre.

 

Quatrième ex-aequo avec le Suédois Mattias Ekström au classement de l'an dernier, Spengler espère revenir aux avant-postes, lui qui a été vice-champion de la catégorie en 2006 et 2007. «Je vais me concentrer sur chaque séance d'essais, chaque qualifications et chaque course pour obtenir le meilleur résultat possible, a-t-il expliqué au site ToileF1.com. L'objectif est clairement de gagner le championnat.»

 

«Il est très important de marquer des points dès la première course, a poursuivi le pilote Mercedes. Il n'y a pas énormément de courses dans une saison et, par conséquent, cette première épreuve est toujours très importante. Je n'ai jamais eu de réussite pour la manche d'ouverture, mais peut-être que cette année j'aurai de la chance, qui sait?»

 

La saison 2010 de DTM marque l'arrivé de David Coulthard, frais retraité de la Formule 1, qui vient rejoindre un autre transfuge de la discipline reine, Ralf Schumacher, qui en sera à sa deuxième saison chez Mercedes. Selon Spengler, le championnat 2010 sera plus ouvert que jamais, d'autant plus que les écuries officielles ont été forcées de revenir en piste avec leurs bolides 2009 et que le poids des voitures 2008 a été réduit.

 

«Je pense que cette année, 10 à 12 pilotes peuvent gagner une course. Les huit pilotes dans les voitures officielles seront très forts, mais il y a trois, quatre ou cinq pilotes privés qui sont capables de monter sur le podium», estime le Québécois, qui réside aujourd'hui à Strasbourg, en France, son lieu de naissance.

 

Les voitures privées se sont en effet illustrées lors des essais hivernaux de Valence, seul Ralf Schumacher, au volant de sa Classe-C 2009, avait réussi à terminer en haut de la feuille des temps avec une voiture officielle.

 

C'est l'Allemand Timo Schneider qui a remporté le championnat en 2009 au volant d'une Audi A4 2009, devant le Britannique Gary Paffett, sur Mercedes.