(Los Angeles) Posant fièrement avec son nouveau maillot floqué de son 0 fétiche, Russell Westbrook, originaire de la banlieue de Los Angeles et fan des Lakers, a décrit sa signature pour la franchise comme « un rêve devenu réalité » mardi soir lors de sa présentation officielle.

Agence France-Presse

« C’est irréel, je crois que je n’ai pas encore réalisé… Je viens de Los Angeles, j’ai grandi pas loin d’ici, et je regardais les parades des Lakers quand il étaient champions. La vie d’un fan des Lakers ! », s’est ému le meneur, transfuge des Wizards de Washington.

Westbrook avait été échangé au tout début de la période d’autonomie contre Kyle Kuzma, Montrezl Harrell, Kentavious Caldwell-Pope et Isaiah Jackson, 22e choix du repêchage, qui a finalement filé aux Pacers de l’Indiana.

À 32 ans, Westbrook n’a jamais été aussi proche de remporter une bague de champion NBA, après 11 ans passés avec le Thunder d’Oklahoma City, une saison mitigée aux Rockets de Houston et une autre achevée au premier tour des séries avec les Wizards.

Aux Lakers, Westbrook retrouve Anthony Davis et LeBron James, deux des meilleurs joueurs de la NBA, mais des « amis avant tout » selon lui.

« Mon but est de m’intégrer dans l’équipe et la rendre meilleure. Il y aura des bons moments, et des moins bons moments cette saison, c’est normal. Mais on trouvera la meilleure façon pour jouer ensemble et remporter le titre. »

Après 14 saisons en NBA, « Russ West » s’est construit une réputation de joueur explosif, capable de percer seul les systèmes défensifs adverses et d’empiler les triples-doubles. Le 21 mai, il avait battu le record du légendaire Oscar Robertson en établissant pour la 182e fois cette ligne de statistiques à plus de 10 points, 10 rebonds et 10 passes.

Mais ses détracteurs pointent souvent du doigt son incapacité à partager la balle et sa propension à effectuer les mauvais choix.

Un problème aux côtés des deux stars Anthony Davis et LeBron James ? « Mon job va être de trouver une façon de faciliter la vie de LeBron James, sans forcément avoir la balle. Au basket, il y a plein de différentes façon d’avoir un impact sur le match sans avoir la balle », a-t-il rassuré.

« Je pense que lorsqu’on a trois grand joueurs dans une équipe, la notion de sacrifice est nécessaire et on est tous sur la même longueur d’onde », a complété l’entraîneur des Lakers Frank Vogel.