(Los Angeles) Elgin Baylor, qui a été élu 11 fois au sein de l’équipe d’étoiles de la NBA avec les Lakers du Minnesota et de Los Angeles et qui a révolutionné son sport par son style spectaculaire, est décédé lundi. Il était âgé de 86 ans.

La Presse Canadienne

Les dirigeants des Lakers ont annoncé que Baylor était décédé de causes naturelles à Los Angeles, avec son épouse, Elaine, et sa fille Krystal à ses côtés.

Grâce à ses tirs en suspension décochés avec élégance et des qualités athlétiques empreintes de fluidité, Baylor a joué un rôle primordial dans la transformation du basketball, le faisant passer de sport pratiqué essentiellement au sol à un spectacle aérien.

Il a porté l’uniforme des Lakers, d’abord au Minnesota pendant deux saisons, de 1958 à 1960, puis à Los Angeles — après le transfert de l’équipe en Californie — jusqu’en 1971.

Pendant les années 60, Baylor et Jerry West ont formé l’un des tandems les plus prolifiques dans l’histoire du basket-ball.

« Elgin a été LA super-étoile de son époque ; ses nombreux honneurs en témoignent », a déclaré Jeanie Buss, gouverneure des Lakers, dans un communiqué annonçant le décès de Baylor.

Sa deuxième carrière à titre de dirigeant d’équipe a été moins réussie. Il a travaillé au sein de l’organisation des Clippers de Los Angeles de 1986 à 2008. Après son départ, il a intenté une poursuite contre le propriétaire Donald Sterling et la NBA, les accusant de discrimination basée sur l’âge et la race.

Baylor, un athlète mesurant six pieds cinq pouces, a joué à une époque où le basketball bénéficiait de moins de visibilité au petit écran, et peu de ses séquences de jeu ont été filmées.

Ceux qui l’ont vu jouer en personne, incluant West, qui avait dit de lui qu’il était « l’un des tireurs les plus spectaculaires que le monde n’a jamais vu », sont le mieux placés pour parler de son style.

Baylor avait l’incroyable habileté de demeurer suspendu dans les airs indéfiniment, inventant un tir en cours de route pendant que sa tête hochait dans tous les sens.

De nombreuses années avant que Julius Erving et Michael Jordan ne deviennent des super-vedettes internationales grâce à un style acrobatique semblable, Baylor a été l’architecte de la super-étoile des temps modernes.

Baylor s’est élevé au-dessus de la majorité des rivaux de son époque, mais n’a jamais remporté un championnat des séries éliminatoires ni gagné le titre de meilleur pointeur. Cela est dû en grande partie au fait qu’il a joué en même temps que Bill Russell, qui accumulait les bagues de championnat avec les Celtics de Boston, et Wilt Chamberlain, qui raflait les titres de meilleur marqueur année après année.

Des blessures aux genoux ont ennuyé Baylor pendant la majeure partie de la deuxième moitié de sa carrière, bien qu’il ait réussi à faire sa place au sein des équipes d’étoiles de la NBA.

West et Baylor ont formé le premier de plusieurs duos dynamiques chez les Lakers de Los Angeles. Ils ont été suivis par Magic Johnson et Kareem Abdul-Jabbar, durant les années 80, avant que Kobe Bryant et Shaquille O’Neal ne gagnent trois championnats durant les années 2000.

Toutefois, les Lakers de Baylor ont perdu six fois en finale face aux Celtics et une autre fois contre les Knicks de New York. Les Lakers ont remporté le championnat en 1971-72, mais Baylor avait annoncé sa retraite après avoir joué neuf matchs en saison.

Baylor est arrivé dans la NBA en 1958 à titre de premier choix au repêchage, après être sorti de l’Université de Seattle. Il a aussitôt établi de nouvelles normes en matière de points par match, avec une performance de 55 points lors de sa saison recrue.

Il est devenu le premier joueur à connaître un match de plus 70 points, récoltant 71 points contre les Knicks de New York le 15 novembre 1960. Chamberlain a établi le record de 100 points lors d’un match en 1962.

-Par The Associated Press