(Washington) Le joueur de basket américain né de parents taïwanais, Jeremy Lin, a annoncé samedi qu’il n’allait pas dénoncer la personne qui l’aurait traité de « coronavirus » au cours d’un match de G League, le championnat de développement de la NBA, un jour après que celle-ci a lancé une enquête sur le sujet.

Agence France-Presse

« Je sais que cela va en décevoir certains, mais je ne vais pas nommer ou blâmer qui que ce soit », a tweeté Lin, ancien joueur des Knicks de New York qui évolue désormais en G League, avec les Warriors de Santa Cruz, l’équipe appartenant aux Warriors de Golden State.  

« Quel intérêt dans cette situation de faire tomber quelqu’un ? Cela ne garantit pas la sécurité de ma communauté et ne résout aucun de nos problèmes de racisme à long terme », a-t-il poursuivi.

Alors que le nombre d’attaques violentes contre les Américains d’origine asiatique augmente dans tout le pays, Lin avait détaillé jeudi sur Facebook le racisme dont il a été victime au cours de sa carrière de joueur et, plus largement, le racisme subi par les Américains d’origine asiatique, en particulier lorsqu’ils sont enfants et font du sport.

« Être un joueur vétéran de la NBA avec neuf ans de carrière derrière moi ne me protège pas d’être traité de “coronavirus” sur le terrain », a notamment écrit Lin passé par les Rockets de Houston et les Knicks de New York, sans préciser quand a eu lieu cet incident.

Une enquête a été lancée par la G League, selon des médias américains spécialisés. Contactée par l’AFP, l'équipe des Warriors de Santa Cruz n’a pas encore fait connaître sa position.

Interrogé vendredi, Steve Kerr, l’entraîneur des Warriors de Golden State a assuré qu’il soutiendrait une enquête sur les allégations de Lin. Il l’a félicité pour s’être élevé contre la vague de violences que subissent les Américains d’origine asiatique.