Fred VanVleet ne croit pas que ses coéquipiers des Raptors de Toronto ne respecteront pas les protocoles liés à la COVID-19, mais il fera sa part pour les responsabiliser.

Lori Ewing
La Presse Canadienne

Les Raptors ont tenu leur premier entraînement complet à leur domicile temporaire de Tampa, en Floride, dimanche. Le filet de sécurité créé cet été par la bulle de la NBA n’existe donc plus.

Alors que les équipes s’apprêtent à voyager aux quatre coins des États-Unis et que la pandémie de COVID-19 fait toujours rage, les Raptors savent que les risques sont élevés pour la santé des joueurs, de leur famille et pour la NBA.

« Nous ne pouvons pas dire que la COVID-19 est de notre faute, a expliqué VanVleet. Maintenant, si vous allez à des fêtes où personne ne porte un masque et que vous attrapez le virus, c’est une autre histoire. Tout le monde doit être responsable en raison de la façon dont ça se propage. Nous sommes ensemble la plupart du temps. Je ne veux pas contaminer mes enfants et ma famille. »

La NBA a récemment dit que 48 joueurs avaient été déclarés positifs à la COVID-19 depuis le retour des tests, la semaine dernière.

Au même moment que VanVleet parlait au média, les Trail Blazers de Portland ont annoncé qu’ils fermaient leurs installations d’entraînement parce que trois de leurs membres ont testé positifs.

L’entraîneur-chef des Raptors, Nick Nurse, a mentionné que tout le travail fait dans le gymnase pourrait s’écrouler si l’équipe perdait des joueurs en raison de la COVID-19. Les nouveaux règlements de la NBA disent que les joueurs pourraient devoir s’isoler jusqu’à 12 jours.

Selon Nurse, les messages liés aux protocoles doivent être témoignés de façon « claire et précise ».

« Mon rôle est de constamment en parler aux joueurs, concernant leurs actions, leur comportement et comment ça peut avoir un impact non seulement pour eux, mais aussi pour leur famille, l’équipe et l’organisation », a insisté Nurse.

Les équipes ont récemment reçu un long manuel détaillant les règles de sécurité. Les violations qui causent des ajustements au calendrier ou qui ont un impact auprès des organisations pourraient mener à des amendes, des suspensions ou d’autres pénalités.

Les joueurs et le personnel sont testés régulièrement. C’est ce que qualifie VanVleet de « nouvelle normalité ».

« Nous devons rouler avec les coups, a déclaré le meneur.

Je ne suis pas du genre à me plaindre et je tente de regarder le bon côté des choses. Évidemment, il faudra prioriser la sécurité de tout le monde. Il faut vivre avec la situation et respecter les règles du mieux qu’on puisse le faire.

Fred VanVleet

Une grosse partie de cette nouvelle normalité des Raptors est de disputer leurs matchs à domicile – du moins pour la première moitié de saison – au Amalie Arena de Tampa en raison des restrictions imposées par le gouvernement canadien.

Les Raptors n’ont que cinq autres jours d’entraînement avant d’amorcer leurs trois parties préparatoires à Charlotte, en Caroline du Nord.

Nurse pourra au moins travailler avec un groupe de joueurs complètement en santé.

« Tout le monde avait l’air prêt et en grande forme aujourd’hui, a-t-il observé. L’énergie était très belle, tout comme le niveau de condition physique. C’était un long entraînement aujourd’hui, avec beaucoup d’intensité, mais je n’ai pas vraiment vu de joueurs chercher leur souffle. »

Les Raptors disputeront deux parties à Charlotte, les 12 et 14 décembre, avant de retourner « à domicile » pour accueillir le Heat de Miami, le 18 décembre. Il reste encore à déterminer si des partisans seront acceptés au Amalie Arena.