Pascal Siakam veut retrouver le plaisir de jouer au basket.

Lori Ewing
La Presse Canadienne

Le Camerounais a peiné au deuxième tour des séries dans la bulle, où les Raptors ont été éliminés par Boston.

Plusieurs choses lui traversaient l’esprit, en lien à la pandémie.

Il a eu de la misère à se concentrer sur le basketball, quand il le fallait.

Il mentionne qu’après coup, en regardant les matchs du club, il ne se reconnaissait pas.

L’athlète de 26 ans a toujours eu de l’exubérance dans son jeu. Il en a manqué à Disney.

« J’adore ce sport et je ne veux jamais le pratiquer sans joie, a dit Siakam en vidéoconférence, jeudi. Vous me connaissez. Je veux être en mesure de jouer en ayant du plaisir.

« Travailler fort et y prendre goût, c’est ce que je veux retrouver. »

Siakam montrait des chiffres exceptionnels avant la pandémie. Mais lors des trois derniers matchs contre les Celtics, il n’a fourni que 10, 12 et 13 points, commettant aussi 10 revirements.

Pour l’ensemble des séries, son taux de succès en jeu continu a été 39,6 %, et seulement 19 % pour les tirs de trois points.

Durant la brève saison morte, il a travaillé avec des spécialistes du conditionnement et de la nutrition.

« Je veux faire en sorte de devenir un meilleur joueur, de passer au niveau supérieur », a mentionné Siakam. J’ai très hâte que la saison débute. »

Certains amateurs l’ont pointé du doigt pour la sortie hâtive du club, en séries.

Après que les Raptors aient été éliminés, le vétéran Kyle Lowry a parlé du balayage subi contre Washington, en 2015, et du fait qu’il a alors lu chaque mot dirigé vers lui, du meilleur au pire. Il a laissé entendre que Siakam pourrait faire un peu la même chose.

Ce n’est pas la voie qu’a choisie Siakam, par contre.

« Personne n’était plus déçu que moi-même, a dit Siakam, en référence aux séries. Me concentrer sur le négatif, ça n’allait pas m’aider.

« Si je m’attardais aux critiques, je n’en serais pas où j’en suis, a t-il dit. Ça n’a jamais été mon genre, et je ne vais pas changer maintenant. »

Siakam s’est dit un peu surpris que Toronto ait perdu à la fois Serge Ibaka et Marc Gasol, via l’autonomie.

« Mais ils ont pris la meilleure décision pour eux-mêmes et leurs carrières, a dit Siakam. Le lien va rester, ce sont des frères pour toujours. »

Par ailleurs, il est ravi de l’opportunité plus grande qui semble s’offrir au Montréalais Chris Boucher, « qui travaille extrêmement fort ».

Les Raptors ont aussi rendu le nouveau venu Alex Len disponible pour les médias, jeudi. L’Ukrainien format géant a joué avec Phoenix, Atlanta et Sacramento, en sept ans dans la NBA.

Le centre s’est joint aux Raptors comme joueur autonome.

« Ce n’était pas une question d’argent, a confié celui qui n’a jamais fait partie d’un club gagnant.. C’est plutôt l’occasion de jouer avec une organisation de très haut niveau. Il y a une culture de la victoire ici. »

Len a aussi souligné la belle réputation des Raptors au niveau du développement des joueurs.

« Un gars comme Fred VanVleet s’est vraiment épanoui ici, a dit Len. Personne ne le connaissait et aujourd’hui, il est du calibre des étoiles. Tout le monde est au courant du succès de l’équipe pour développer les joueurs. »