Habituellement, lors du premier jour du camp d’entraînement, l’optimisme est de mise. Joueurs et entraîneurs parlent des premiers pas vers ce qu’on espère être un championnat.

Tim Reynolds
Associated Press

C’était le cas dans la NBA, mardi, mais de façon très tempérée.

Pour l’instant, ce sont des séances individuelles — un joueur et un entraîneur par panier, dans une Amérique où les cas de coronavirus continuent de s’accumuler lourdement.

« Je suis assez préoccupé, a admis l’entraîneur des Sixers, Doc Rivers. Je ne sais pas si on va réussir (à présenter une saison). »

Il n’est probablement pas le seul à être inquiet.

À Washington, l’entraîneur Scott Brooks a dit que les Wizards ont déjà un joueur qui a reçu un test positif.

Du côté d’Orlando, l’entraîneur Steve Clifford a dit que Mo Bamba, qui a eu un test positif il y a des mois, n’est pas du tout prêt à revenir au jeu.

Bob Myers, le directeur général des Warriors, a dit qu’il y a deux cas positifs dans l’équipe.

Golden State ne tiendra pas de vrais entraînements avant lundi, seulement six jours avant le début des matchs préparatoires.

Il y a aura probablement d’autres tests positifs dans la ligue. Possiblement plusieurs.

Soulignant que le virus cause de sérieux ennuis au football universitaire et à la NFL au niveau des matchs reportés, Rivers ajoute que dans la NBA, un joueur important ou deux à l’écart pour un certain temps, ça peut faire basculer un club.

« Au footbal, ça se gère d’être privés de trois ou quatre gars. Au basket, c’est un problème majeur, a dit Rivers. Nous disputons trois ou quatre matchs par semaine. Un ou deux gros joueurs qui rateraient une dizaine de jours ou plus, ça peut vous sortir de la course pour les séries. »

Les joueurs et les entraîneurs de la NBA sont testés quotidiennement ; il en sera probablement ainsi pendant toute la campagne.

L’entreprise BioReference est en charge, comme c’était le cas dans la bulle à Disney.

Des protocoles envoyés aux équipes laissent croire que dans plusieurs cas, un test positif voudrait dire une absence d’au moins 12 jours.

Il n’y a pas eu de test positif dans la bulle. Mais dans ce retour à la réalité, avec les voyages, les hôtels et les avions, il reviendra aux individus et aux clubs d’agir correctement, estime Gregg Popovich, l’entraîneur des Spurs.

« Des gens vont et viennent, alors ce sera beaucoup plus difficile, a t-il dit. Il faudra être encore plus disciplinés. »

Certains clubs pourront s’entraîner à cinq contre cinq à compter de vendredi mais pour la plupart, ce sera dimanche.

Les blessures seront un souci, le conditionnement aussi. Mais les tests quotidiens et les résultats pourraient projeter beaucoup d’ombre.

« Comme entraîneur, vous voulez que les points d’interrogation soient plus liés au basket, a dit Rivers. Je pense que pour tous les entraîneurs en ce moment, les inquiétudes sont avant tout liées à autres choses. »