Les séries de la NBA sont une montagne russe d’émotions pour les supporters et les amis de Kelly Olynyk.

Lori Ewing
La Presse Canadienne

Ça inclut Del Komarniski, qui a entraîné le centre du Heat à l’école secondaire South Kamloops.

Le Britanno-Colombien a été utilisé de façon variable par Erik Spoelstra, à Disney.

Olynyk a toutefois obtenu de grosses minutes lors des matchs 2 et 3 de la finale contre les Lakers, en l’absence de Bam Adebayo. Ce dernier est blessé au cou.

Dans le deuxième match, Olynyk a récolté 24 points, établissant un record pour un Canadien en finale de la NBA.

L’athlète de 29 ans a ensuite récolté 17 points lors du troisième match, aidant Miami à l’emporter 115-104.

Olynyk a admis qu’il n’est pas facile d’avoir un rôle incertain.

« C’est un sentiment étrange et je ne vais pas mentir, ce n’est pas facile, a-t-il dit. Il faut se dire qu’une opportunité va finir par se présenter.

« Vous vous demandez par contre si c’est la dernière fois que vous avez une telle opportunité. Il faut rester prêt, parce que le travail acharné est toujours récompensé. »

Lors du troisième match, Olynyk a notamment absorbé une faute offensive d’Anthony Davis, puni une troisième fois, puis il a réussi un vol aux dépens de LeBron James, avec un peu moins de trois minutes au cadran.

« Il est toujours prêt, a dit Jay Triano, qui a longtemps dirigé l’équipe nationale canadienne. Spoelstra est un très bon entraîneur… il n’a pas peur de varier les stratégies. Aussi bon que Davis soit à l’intérieur, Kelly amène les Lakers à se tourner vers d’autres options. Ils doivent également se soucier des tirs de trois points. »

Olynyk a montré une fiche de 3 en 5 au niveau des tirs de longue distance, lors du troisième match.

Komarniski a fait d’Olynyk son meneur de jeu quand il jouait contre des jeunes plus âgés, au secondaire. Il mesurait alors six pieds deux pouces.

« Mais vu ses habiletés, j’étais à l’aise et j’avais le sentiment qu’il pouvait réussir, a mentionné Komarniski. Il savait bien tirer et gérer le ballon. Même contre des gars plus âgés, il était très doué pour diriger notre attaque. »

À la fin du secondaire, Olynyk mesurait six pieds 11.

Komarniski, qui enseigne toujours à South Kamloops mais qui a pris sa retraite comme entraîneur, après 30 ans, reste proche d’Olynyk et de ses parents-Arlene, qui a longtemps été une marqueuse pour les Raptors de Toronto, et Ken, qui a été entraîneur-chef avec l’Université de Toronto.

Komarniski aide de plus Olynyk à organiser son camp d’été annuel pour les jeunes.

« Je lui ai parlé souvent la semaine dernière, a dit Olynyk. Il m’a toujours soutenu. Il m’a énormément aidé à me rendre d’abord à Gonzaga, puis à la NBA. Il a un grand sens du basket.

« Il a fait beaucoup de bonnes choses pour le basketball à Kamloops. Je suis heureux de l’avoir dans ma vie. »

Olynyk a été un joueur clé pour l’unifolié. Ill était au camp en vue de la Coupe du monde de 2019 en Chine, mais il s’est blessé au genou lors d’un match hors concours contre le Nigéria.

« L’équipe nationale a été cruciale dans mon développement, a dit Olynyk. Dans les tournois, presque chaque match est éliminatoire, si on peut dire. Ça prépare un peu à ce que nous vivons en ce moment. »

Komarniski est impressionné par la détermination d’Olynyk.

« Il a toujours gardé une bonne attitude, une belle éthique de travail et une passion pour le basket. Il ne se décourage pas.

« Il a ses critiques, il a eu des obstacles mais il a persévéré, a continué Komarniski, à propos du joueur qui en est à sa septième saison dans la NBA. Il a eu des moments formidables, et j’espère qu’il va en vivre d’autres. »

D’autres Canadiens ont brillé dans la bulle eux aussi.

Le Montréalais Luguentz Dort du Thunder a épaté contre James Harden et les Rockets, au premier tour, et l’Ontarien Jamal Murray a été phénoménal au fil de trois rondes, avec les Nuggets.