Anthony Davis a saisi une remise en jeu avec les Lakers en déficit et peu de temps restant au cadran.

Brian Mahoney
Associated Press

Il a réussi un tir de trois points à la dernière seconde, procurant la victoire à Los Angeles dans le deuxième match de la finale de l’Ouest, contre Denver.

Lors du dernier match des Lakers avant l’interruption à cause de la pandémie, en mars, il a raté un tir similaire et les siens ont perdu face aux Nets, 104-102.

« Vous n’allez pas toujours réussir mais ce qu’il faut retenir, c’est qu’il n’a pas peur de réessayer, peu importe ce qui arrive », a dit LeBron James.

Invaincus depuis six matchs, les Lakers mènent 2-0 dans la série face aux Nuggets. Le troisième match aura lieu mardi, à 21 h.

Davis a inscrit 37 points en lever de rideau et 31 dimanche, dont les 10 derniers des siens.

Tout premier choix en 2012, Davis était depuis longtemps l’un des meilleurs joueurs de la NBA à son arrivée à Hollywood, en juillet dernier.

C’est une chose de jouer à La Nouvelle-Orléans, où gagner une ronde signifie que vous avez eu une belle saison.

C’en est une autre de jouer avec James : à ses côtés, ne pas gagner un championnat donne l’impression d’une saison perdue.

« Quand je suis parti, je voulais juste pouvoir aspirer au championnat, a confié Davis. Des moments comme [dimanche] en font partie. Je sais qu’il y a de la pression quand on joue avec Bron. Aucun joueur n’a autant été sous la loupe. »

Davis avait l’impression d’avoir laissé tomber son coéquipier contre Brooklyn, en mars.

« J’étais furieux pendant quelques jours, mais LeBron me répétait de ne pas m’en faire. »

Les Nuggets sont venus près de signer une autre remontée. Ils perdaient par 16 points, dans le match qui s’est conclu avec le coup de théâtre de Davis.

Ils ont effacé des retards de 15 points ou plus contre l’Utah et les Clippers, lors des deux premiers tours.

« Il a fallu un excellent tir d’un grand joueur pour nous battre à la toute fin, a résumé l’entraîneur Michael Malone. Se mettre en position de l’emporter, c’est tout ce qu’on peut demander.

« Nous sommes déçus et frustrés, mais nous allons utiliser ça comme motivation dans le troisième match. »