(New York) Jaylen Brown, qui joue au poste d’arrière et d’ailier aux Celtics de Boston, s’est montré samedi sceptique sur les engagements pris par les propriétaires de franchises NBA de soutenir les joueurs dans leur lutte pour la justice sociale.

Agence France-Presse

« Je ne suis pas sûr », a déclaré le joueur de 23 ans lors d’une vidéoconférence. « Je ne peux pas parler au nom de tout le monde. Je ne peux parler que pour moi-même, et je ne suis pas sûr. Je ne suis pas aussi confiant que je le voudrais, voilà ce que je veux dire ».

« Je pense que des promesses sont faites tous les ans. Nous avons déjà entendu beaucoup de ces propos et de ces mots », a asséné Brown, alors qu’après un boycottage historique de la NBA en réaction à l’affaire Jacob Blake, les joueurs et la ligue se sont mis d’accord sur un plan d’action pour accentuer la lutte contre l’injustice raciale.

Un des axes de ce plan est que « les propriétaires de franchises, qui possèdent également la salle, travailleront avec les élus locaux afin de la transformer en bureaux de votes pour la présidentielle de 2020 ».

Mais Jaylen Brown reproche par exemple aux propriétaires le fait de n’être pas allé assez loin dans cette initiative. « Au départ, lorsque nous avons entamé ces discussions avec le conseil d’administration, toutes les arènes étaient censées être concernées, et pas seulement celles qui appartenaient à l’équipe pour laquelle nous jouons », a-t-il déclaré, estimant que « chaque arène devrait être ouverte ».

Malgré ces réserves, Brown a reconnu le travail accompli par la NBA et les joueurs, même s’il a également exprimé sa frustration que cela n’ait pas conduit aux changements qu’il souhaiterait voir.

« Je pense que la NBA a bien fait son travail au début en inscrivant Black Lives Matter sur le parquet, nos maillots ont un message à l’arrière, les temps morts à la télévision, nous avons fait plusieurs vidéos, et ce n’est toujours pas suffisant », a-t-il regretté. « Des gens se font encore tuer dans la rue, et le climat de l’Amérique est toujours le même », conclut-il.