(Orlando) LeBron James pour qui le temps presse avec les Lakers, Giannis Antetokounmpo jamais aussi fort que cette saison avec Milwaukee, Kawhi Leonard et ses Clippers taillés pour le titre : ainsi se posent les favoris du championnat NBA qui reprend jeudi chez Disney World.

Agence France-Presse

Ces trois équipes ont dominé les conférences Ouest et Est au début de la saison. Les prochaines semaines diront si les quatre mois et demi d’interruption due au coronavirus ont eu un impact, au point de rebattre les cartes pour d’autres bonnes équipes comme Toronto, champion en titre, Denver, Utah, Houston, Miami ou encore Oklahoma City.

PHOTO D’ARCHIVES MARK J. TERRILL, AP

LeBron James et Anthony Davis, des Lakers de Los Angeles.

Chacune a disputé trois matchs amicaux qui ont livré peu d’enseignements, sinon une volonté de préserver au maximum les organismes avant huit rencontres de saison régulière.

À ce titre, le duel Lakers-Clippers donnera jeudi un premier aperçu de leurs progrès.  

Juste avant que la saison ne soit interrompue, LeBron James et ses coéquipiers avaient battu Kawhi Leonard et compagnie, pour réduire l’écart à 2-1 dans leurs confrontations, juste après une revanche prise sur Antetokounmpo et les siens, vainqueurs d’un premier match avant Noël.

PHOTO D’ARCHIVES KELVIN KUO, USA TODAY SPORTS

Kawhi Leonard et Paul George.

« Avoir été capables de nous hisser en tête de la conférence Ouest, d’aussi bien jouer, c’était une bonne sensation », a reconnu « King James » dont l’entente avec Anthony Davis a été quasi-naturelle. Ses performances individuelles l’ont maintenu dans la course au titre de joueur par excellence face à Giannis Antetokounmpo, gagnant la saison précédente.

Supplément d’âme

Or, ce n’est pas ce trophée –qu’il a déjà obtenu quatre fois–, mais bien celui de champion de la NBA que la superstar de 35 ans voudrait décrocher avec les Lakers de Los Angeles, après l’avoir remporté avec Miami (2012, 2013) et Cleveland (2016).  

« Rien n’est normal en 2020. Et qui sait si cela le redeviendra un jour ? Mais on s’adapte tout au long du chemin. C’est la vie », a ajouté James, comme en mission avec les Lakers depuis la mort accidentelle fin janvier de la légende Kobe Bryant, qui avait offert à l’équipe son dernier titre en date en 2010.  

« Il ne se passe pas un jour sans qu’on pense à Kobe », a-t-il confié.  

Ce qu’a confirmé l’entraîneur Frank Vogel : « Même avant ce drame, nous voulions incarner ce que (Bryant) représentait. Et encore plus maintenant, nous voulons honorer sa mémoire. Durant les séries éliminatoires, il y aura des situations où on se souviendra des choses qu’il défendait et de son approche de la compétition. Cela nous aidera dans notre objectif ».

Les Clippers ne semblent eux pas avoir besoin d’un tel supplément d’âme, tant leur effectif, porté par Kawhi Leonard et Paul George, semble être le plus complet, entre talent, expérience et grande profondeur de banc.

Retrouver l’alchimie

Mais encore faut-il que les aléas liés au coronavirus les épargnent : Montrezl Harrell (urgence familiale) n’est toujours pas revenu dans la bulle, Patrick Beverley, également parti vient à peine de réapparaître, quant à Lou Williams, il n’a rien trouvé de mieux que dîner dans un bar de danseuses nues après un enterrement et doit observer dix jours de quarantaine.

Des contretemps susceptibles de ralentir le processus consistant à recouvrer une alchimie que l’entraîneur Doc Rivers a néanmoins minimisé. « Je ne pense pas que cela nous pénalise. Ce n’est évidemment jamais sain pour un groupe, surtout composé de tant de nouveaux joueurs, mais justement, je dois dire qu’ils continuent de m’impressionner par leur capacité à trouver un moyen de bien jouer en équipe, malgré le manque de minutes passées ensemble. »

Cette force collective, les Bucks de Milwaukee la possèdent, certes, tractés par la locomotive Antetokounmpo.

« L’équipe est dans une très, très bonne phase en ce moment », a-t-il assuré. « On s’entend bien. Tout le monde s’amuse. Tout le monde sourit. Pouvons-nous être meilleurs ? De toute évidence, nous pouvons être meilleurs. J’ai la sensation que jour après jour, match après match, cette équipe va s’améliorer. »

Grands favoris à l’Est, les Bucks devront le prouver en atteignant cette fois au moins les finales, sans quoi la déception sera au rendez-vous.