(Los Angeles) Le patron de la NBA a répété mardi que la saison sera stoppée si les cas de coronavirus se multiplient à Orlando, tout en assurant que reprendre dans la « bulle » de Disney World restait l’option « la plus sûre ».

Agence France-Presse

C’est ce qu’a dit Adam Silver au magazine Time.

Invité à préciser à quel moment une propagation de la COVID-19 deviendrait critique pour le déroulement de la saison, Silver a reconnu qu’il n’en était pas pour l’heure capable, compte tenu de « l’imprévisibilité » qui ne cesse d’accompagner le virus.

Honnêtement… je ne suis pas sûr de savoir. Nous avons un panel de scientifiques, de médecins et d’experts qui travaillent avec nous. Nous allons voir au fur et à mesure. Des cas sont isolés, c’est une chose. S’il y en a beaucoup, nous arrêterons.

Adam Silver, commissaire de la NBA

La semaine dernière, Silver avait déjà évoqué ce scénario, concédant que reprendre le championnat, suspendu depuis le 11 mars, n’était pas sans risque. A fortiori alors qu’une spectaculaire recrudescence des cas se produit en Floride.

Néanmoins il a tenu à défendre son projet de faire reprendre le jeu dès le 30 juillet dans une bulle sécurisée comme le permet le complexe de Disney World.

« Plus sûr qu’à l’extérieur »

« Je suis convaincu que ce sera plus sûr sur ce campus qu’à l’extérieur, car, à ce que je sache, il n’existe pas beaucoup d’autres endroits où un si grand nombre de tests sont effectués sur les employés. A certains égards, c’est même peut-être un modèle pour la façon dont d’autres industries pourraient s’ouvrir », a-t-il plaidé.

Vendredi, la NBA a annoncé que 16 des 302 joueurs testés mardi dernier étaient positifs, soit un taux de 5,3 %. « Ce n’est pas alarmant. Mais là où je suis le plus soulagé, c’est que parmi ces cas, aucun n’est grave », a-t-elle commenté.

Également interrogé sur la possibilité que des joueurs s’agenouillent pendant l’hymne américain, en signe de protestation contre l’injustice raciale dans le sillage de la mort de George Floyd, Silver ne semble pas déterminé à s’y opposer.  

« Je ne suis pas en désaccord avec cette notion selon laquelle les gens se rassemblent de façon unie durant l’hymne national », a-t-il expliqué. « Mais je reconnais également qu’il y a des moments appropriés pour protester. En dernière analyse, nous devons simplement être fidèles à nous-mêmes et aux valeurs qui sous-tendent cette ligue. »