(Los Angeles) Rudy Gobert (Utah) a minimisé la brouille supposée avec son coéquipier Donovan Mitchell, affirmant qu’ils s’étaient récemment parlé pour la première fois depuis que le Français a été déclaré positif pour le coronavirus et qu’« il n’y a pas de bagarre » entre eux.

Agence France-Presse

« Il est vrai qu’on ne s’est pas parlé pendant un moment après ça, mais nous nous sommes reparlé il y a quelques jours », a déclaré Gobert dans un live sur Instagram dimanche soir.  

« Il n’y a pas de bagarre. Nous sommes tous les deux prêts à y retourner et à essayer de remporter un titre pour cette équipe », a assuré le Français.  

Gobert a ainsi voulu réagir à un article paru vendredi dans The Athletic, affirmant que Mitchell était réticent à réparer leur relation au sein du Jazz, une source estimant même que la situation « semblait irrécupérable ».

Le 10 mars, Gobert a été le premier joueur de la ligue à être testé positif à la COVID-19, ce qui a poussé le patron de la NBA Adam Silver a suspendre la saison jusqu’à nouvel ordre. Aussitôt une vidéo a fait surface le montrant trois jours plus tôt en train de toucher micros et enregistreurs, pour blaguer, lors d’une conférence de presse.

Quatre jours plus tard, Mitchell contractait à son tour le virus et confiait par la suite dans une interview qu’il lui avait fallu « un certain temps pour (se) calmer », en évoquant la légèreté, voire l’imprudence, avec laquelle Gobert avait agi, même si le Français s’était publiquement excusé pour cela.  

Dimanche, Gobert a assuré que Mitchell et lui restaient sur la même longueur d’onde. « Il ne s’agit pas de ne pas être professionnel. Les relations entre les personnes sont toutes différentes, ce n’est jamais parfait. Mais au final, nous voulons tous les deux la même chose : gagner. Nous sommes des adultes et nous ferons ce qu’il faut pour y arriver. »

Le joueur de 27 ans, passé en un mois d’une première sélection au All-Star Game au statut peu envié de « patient zéro » de la NBA, a reconnu que la situation avait été très pesante, bien qu’étant désormais guéri, comme Mitchell, de la maladie.

« Quand les gens commencent à douter de votre personnalité… J’ai reçu des menaces de mort, ce genre de choses… Je me suis dit que je devais attendre que ça passe. À la fin, la vérité finit toujours par percer, tôt ou tard. Il y avait beaucoup de peur à ce moment-là. Il y en a toujours beaucoup à cause du virus », a-t-il dit.

« Il s’agit de milliers de personnes qui meurent chaque jour, et de ce que nous pouvons faire pour aider, ce que nous pouvons faire pour apporter quelque chose de positif. C’est sur cela que je me concentre maintenant », a-t-il conclu.