(Boston) David Ortiz est en voie d’être élu au Temple de la renommée du baseball — et il n’aura pas besoin de sortir la balle du stade cette fois-ci pour y parvenir.

Publié le 21 janvier
Jimmy Golen Associated Press

Le frappeur de puissance des Red Sox de Boston devrait faire son entrée à Cooperstown cet été, grâce à ses nombreux accomplissements tant sur le terrain qu’à l’extérieur de celui-ci. Ceux-ci devraient d’ailleurs lui permettre de se défaire des stigmates qui ont accablé les candidatures de plusieurs de ses prédécesseurs.

Big Papi semble notamment être parvenu à surmonter la mauvaise presse au sujet des frappeurs de choix, à la suite de l’intronisation de joueurs tels que Frank Thomas, Edgar Martinez et Harold Baines. Et le seul test positif aux drogues de performance du Dominicain — qui aurait été révélé de manière nébuleuse dans un sondage anonyme effectué en 2003 — semble moins affecter sa candidature que celles de joueurs au passé beaucoup plus trouble tels que Barry Bonds, Roger Clemens et Alex Rodriguez.

En date de vendredi, Ortiz figurait sur 84 % des voix répertoriées par le site internet bbhottracker.com, qui est administré par l’ex-partisan des Athletics d’Oakland Ryan Thibodeaux et ses nombreux statisticiens. Un candidat doit obtenir 75 % des voix pour être intronisé ; ces taux chutent habituellement lors du dépouillement final des votes.

Clemens et Bonds, dont les exploits ont été assombris par les drogues de performance, avaient à peine plus du seuil nécessaire de voix lors de leur 10e et dernière présence sur les bulletins de vote.

Le Temple dévoilera les résultats du scrutin de l’Association des chroniqueurs de baseball d’Amérique mardi, et ceux qui seront retenus se joindront à la cuvée de 2022 qui comprend déjà Gil Hodges, Jim Kaat, Minnie Minoso, Tony Oliva, Bud Fowler et Buck O’Neil.

Ortiz, qui a pris part à 10 matchs des étoiles en carrière, a frappé pour une moyenne de ,286 avec 541 circuits et 1768 points produits. Il a entamé sa carrière dans les Ligues majeures avec les Twins du Minnesota, avant d’être libéré afin d’éviter qu’il obtienne une importante hausse de salaire en arbitrage. Après s’être installé à Boston, il a terminé chacune des cinq saisons suivantes dans le top 5 des finalistes pour le titre de joueur par excellence de la Ligue américaine. Il a terminé au sixième rang à ce chapitre à sa dernière saison, en 2016, alors qu’il frappait pour ,315 avec 38 longues balles et 127 points produits — même s’il s’agissait de l’une des meilleures saisons de l’histoire des Ligues majeures pour un joueur qui se dirigeait vers la retraite.