(Toronto) Une belle fin de saison était à la portée des Blue Jays de Toronto, qui ont connu du succès au mois de septembre afin de rendre les choses très intéressantes dans le dernier droit.

Gregory Strong La Presse Canadienne

Les Red Sox de Boston et les Yankees de New York n’ont simplement pas coopéré lors d’une dernière journée mémorable.

Les Blue Jays sont tout juste arrivés à court d’une participation en séries dans l’Américaine lorsque leurs rivaux de la section Est ont gagné.

« Je suis fier de la façon dont nous nous sommes battus et de la façon dont nous avons conclu la saison, a mentionné le joueur d’arrêt-court Bo Bichette. Avec tout ce que nous avons vécu, nous avions notre sort entre nos mains. Nous avons eu nos occasions, mais ça n’a pas fonctionné. Nous allons apprendre de ça et nous reviendrons prêts pour la prochaine saison. »

Un balayage de trois matchs aux dépens des Orioles de Baltimore lors du dernier week-end n’a pas été suffisant pour que les Torontois poinçonnent leur billet pour les séries. Les Blue Jays avaient besoin d’un peu d’aide pour se qualifier et ils ne l’ont pas obtenue, s’arrêtant à un match de ses adversaires.

Les Yankees et les Red Sox ont triomphé, dimanche, pour s’emparer des deux positions d’équipes repêchées de l’Américaine et ils croiseront le fer mardi soir. Pour les Blue Jays, qui sont revenus dans la course en présentant une fiche de 19-9 en septembre, c’était une fin difficile après une bonne saison de 91 victoires.

« Selon moi, nous sommes devenus la meilleure équipe du Baseball majeur, a dit le joueur de deuxième but Marcus Semien. C’était simplement un peu trop tard. »

Il y avait malgré tout beaucoup de choses à célébrer pour l’équipe canadienne, qui a disputé plus de la moitié de son calendrier aux États-Unis.

Semien et Vladimir Guerrero fils ont connu une saison digne d’un joueur le plus utile. Robbie Ray est un des favoris pour le trophée Cy-Young. Alek Manoah est une des meilleures recrues des Majeures et le gérant Charlie Montoyo a bien fait pour guider cette équipe près des séries.

Les Blue Jays ont mené le Baseball majeur avec 262 circuits, battant le record d’équipe établi en 2010 (257). Guerrero a sonné la charge avec 48 longues balles, ce qui l’a placé à égalité au sommet du circuit avec Salvador Perez, et Teoscar Hernandez a terminé au troisième rang des Majeures avec 116 points produits.

Bichette et Guerrero ont conclu la campagne derrière Trea Turner pour le nombre de coups sûrs. L’Ontarien Jordan Romano s’est emparé du rôle de stoppeur avec aplomb.

La première moitié de saison n’a pas été facile, alors que la pandémie a forcé les Blue Jays à amorcer la saison à Dunedin, en Floride, dans leur stade d’entraînement printanier. Ils ont ensuite joué à Buffalo, dans le stade de leur club-école au niveau AAA.

Par moment, les Blue Jays avaient l’air d’une équipe à l’étranger dans leur propre stade et ils montraient un dossier de 33-35 à la mi-juin. Le jeu médiocre en défensive et une relève inconstante n’ont pas aidé les choses.

Un déménagement au Rogers Centre est finalement survenu à la fin du mois de juillet et la capacité totale a été augmentée à 30 000 spectateurs la semaine dernière.

L’acquisition de Jose Berrios à la date limite des échanges est venue solidifier une rotation de partants qui a éclos en deuxième moitié de saison. Les joueurs se sont nourris de la foule à domicile et la formation torontoise a présenté un pourcentage de victoire de ,694 (25-11) au Rogers Centre, un record d’équipe.

Lorsqu’il est venu le temps de clore leur calendrier à l’étranger, les Blue Jays ont divisé les honneurs d’une série de quatre duels contre les Twins du Minnesota et ils ont perdu deux des trois affrontements contre les Yankees lors de la dernière semaine d’activités.

« Nous savons ce que nous pouvons accomplir en tant qu’équipe, a affirmé le voltigeur George Springer, qui a signé un contrat à long terme pendant la saison morte. Je crois que nous avons joué du très bon baseball toute l’année, mais je crois que nous avons joué notre style de baseball lors de la deuxième moitié de saison. Il faut seulement trouver une façon de le faire pendant toute l’année. »

Même s’ils ont bien fini la saison, les Blue Jays ont dû se contenter de la quatrième place de la section Est de l’Américaine, derrière les Rays de Tampa Bay (100-62), les Red Sox (92-70) et les Yankees (92-70).

Mais alors que le noyau est jeune et que les bases sont solides, les Blue Jays semblent sur le point d’atteindre un autre niveau.

« Cette année était spéciale, a ajouté Semien, qui sera l’un des joueurs autonomes les plus convoités pendant la saison morte avec Ray. Mais quand tu ne participes pas aux séries, ça te rend encore plus affamé de faire mieux et je crois que c’est ce que nous verrons l’année prochaine. »