Les Blue Jays de Toronto souhaitaient regarnir leur rotation après avoir perdu des lanceurs à l’autonomie. Robbie Ray était intéressé à rester à Toronto en vertu d’un contrat à court terme.

Gregory Strong
La Presse Canadienne

La synchronicité était impeccable. Ray est devenu le premier joueur autonome à s’entendre avec un club depuis la fin de la Série mondiale et les Jays étaient heureux d’obtenir plus de stabilité au monticule.

« J’étais dans une position où je sentais qu’un contrat d’une saison était nécessaire afin de faire augmenter ma valeur avant de retrouver l’autonomie, a déclaré Ray. Il s’est révélé que ça a été possible de s’entendre avec les Jays.

« Nous étions tous deux intéressés à bâtir ensemble avant que l’autonomie ne reprenne sa vitesse de croisière. »

Les Jays ont annoncé samedi avoir octroyé un contrat d’une saison et 8 millions US au gaucher de 29 ans, qui a passé un peu plus d’un mois avec la formation torontoise, qui l’a acquis des Diamondbacks de l’Arizona l’été dernier.

L’entente pourrait être judicieuse pour les deux parties.

Comme les partants Taijuan Walker et Matt Shoemaker ont devenus joueurs autonomes, les Blue Jays avaient besoin de profondeur au monticule. Pendant ce temps, Ray sera motivé à retrouver sa forme de 2017, lui qui a vu sa moyenne de points mérités et son nombre de buts sur balles augmenter au cours des dernières années.

Ray a ajouté qu’il avait bien travaillé avec le personnel d’instructeurs des Jays et qu’il avait hâte de participer à la course dans l’Est de l’Américaine, une section où il se voit bien évoluer.

« J’ai trouvé que je m’y insérais bien. J’ai aimé tous les gars au sein de l’équipe. Ils m’ont fait sentir le bienvenu dès le départ. »

Ray a compilé une fiche de 1-1 avec une m. p. m. de 4,79 en cinq matchs avec les Jays. En tout, sa fiche a été de 2-5, 6,62 en 2020.

Il a peaufiné sa mécanique et il croit qu’elle est prêt d’être revenue à ce qu’elle était il y a quelques années. Il a donné le mérite à l’entraîneur des lanceurs Pete Walker et au personnel du club pour leur approche.

« Ils m’ont dit d’aller lancer, d’aller en donner le moins possible. Je pense que c’est ce que j’ai le plus aimé : ils m’ont laissé tenter des choses. »

Le directeur général Ross Atkins s’est dit très excité par le retour de Ray.

« Il a prouvé qu’il pouvait être dominant, a-t-il dit plus tôt cette semaine. Il y a eu des moments où ça a été plus difficile pour lui. L’an dernier s’est avéré l’un de ceux-là. À la fin de la saison, ses performances ressemblaient davantage à celles offertes en 2017 et 2018. Il a été efficace avec nous. »

Ray a accepté une diminution salariale de 15 % par rapport au contrat signé avec les Diamondbacks l’an dernier. Mais son nouveau pacte comprend diverses clauses de bonification.

En un peu plus de sept saisons avec les Jays, les Diamondbacks et les Tigers de Detroit, Ray montre un dossier de 49-51 avec une moyenne de points mérités de 4,26.