(Houston) La première phase du camp d’entraînement printanier a été marquée par les réactions au scandale de vol des signaux des Astros de Houston.

Kristie Rieken
Associated Press

Les joueurs ont été atteints lors des matchs préparatoires et hués par les spectateurs à chaque occasion qui se présentait à eux. Des spectateurs ont brandi des affiches pour narguer les joueurs des Astros, et un homme a même frappé sur une poubelle en métal au début d’une séance d’entraînement pour rappeler comment les Astros s’y sont pris pour voler des signaux lors de leur conquête de la Série mondiale en 2017 — et de nouveau pendant la saison 2018.

Alors que la deuxième phase du camp d’entraînement est sur le point de se mettre en branle, après que les Ligues majeures eurent accepté un calendrier de 60 matchs plus tôt cette semaine, plusieurs se demandent si les Astros, champions en titre de l’Américaine, pourront tourner la page sur ce scandale après une interruption de quatre mois provoquée par la pandémie du coronavirus.

Est-ce que les partisans et les équipes adverses sont prêts à passer l’éponge et tourner la page ? Ou est-ce que la colère envers le club texan persistera ?

Le propriétaire des Astros, Jim Crane, qui a congédié le gérant AJ Hinch et le directeur général Jeff Luhnow l’hiver dernier après que le commissaire Rob Manfred a suspendu les deux hommes pour un an pour le rôle qu’ils ont joué dans le scandale de vol des signaux, espère que ce sera plus agréable cette fois-ci.

« Nous avons enfreint les règles, a admis Crane mercredi. Nous avons été punis. Nous avons accepté les sanctions et avons fait ce qu’on nous reprochait d’avoir fait. Nous avons laissé partir deux éléments clés de notre organisation.

“Nous avons bien géré la situation, a-t-il ajouté. Je ne suis pas satisfait de la tournure des évènements. Nous devons reconnaître ce que nous avons fait. C’est notre responsabilité, et je vais le répéter aux joueurs une fois de plus. Ensuite, j’espère que nous pourrons tourner la page et nous assurer que ça ne se reproduise plus jamais. »

Le nouveau gérant Dusty Baker, un vétéran respecté dans les Ligues majeures, a aidé l’équipe à composer avec le scandale pendant la première portion du camp d’entraînement printanier, qui a été interrompu le 12 mars par la pandémie. Il ignore si les circonstances actuelles faciliteront le retour à la normale de son équipe.

« Tant que la saison ne sera pas relancée, j’aurai un doute, a dit Baker. Personne n’a jamais vécu ça auparavant. Nous n’avons jamais vécu ça auparavant pendant un camp d’entraînement, avec toute la charge émotive qui y était associée. »

En attendant d’obtenir des réponses, les Astros comptent se concentrer uniquement sur la relance des activités. Et si Crane est optimiste à l’idée de voir ses joueurs tourner la page sur le scandale, il sait que celui-ci affligera l’équipe pendant un bon moment encore.

« Cette histoire persistera pendant encore un bon moment, et il fera toujours partie des discussions, a-t-il reconnu. Et malheureusement nous nous sommes retrouvés coincés là-dedans, et je suis en colère, et je me suis excusé à maintes reprises. Ça n’aurait jamais dû se produire… et nous en sommes désolé. Nous nous sommes excusés aux partisans. Nous souhaitons seulement recommencer à jouer au baseball. »

Baker, qui occupera un poste de gérant pour la première fois depuis son congédiement des Nationals de Washington après la saison 2017, a hâte de pouvoir le faire, lui aussi.

« Les gars sont prêts, a-t-il assuré. Ils sont dans un bon état d’esprit. Nous voulons retourner au sommet, car c’est là que nous devons être. »