(New York) Bartolo Colon refuse de songer à la retraite, même s’il n’a pas lancé en 2019 et qu’il a eu 47 ans dimanche.

Eric Nunez
Associated Press

Il espère avoir une occasion de lus de lancer dans les Majeures.

« Je ne suis pas à la retraite ; je n’y pense même pas, a déclaré Colon au cours d’un entretien téléphonique avec l’Associated Press. J’espère toujours lancer 46 manches. Je signerai un contrat avec la première équipe qui me fera signe. »

À la poursuite de Juan Marichal

Pourquoi 46 ? C’est le nombre de manches qui lui permettrait de devancer le membre du Temple de la renommée Juan Marichal, le Dominicain à avoir lancé le plus de manches dans la MLB.

PHOTO D’ARCHIVES ROBERT DEUTSCH, USA TODAY SPORTS

Bartolo Colon était surnommé Big Sexy lors de son séjour avec les Mets de New York entre 2014 et 2016.

À sa dernière saison dans le Baseball majeur avec les Rangers du Texas, en 2018, Colon a atteint les 3461 manches et deux tiers lancées. Il a une fiche de 247-188 en 565 rencontres, dont 552 comme partant depuis ses débuts avec les Indians de Cleveland en 1997.

Marichal a lancé 3507 manches en 471 matchs en plus de 16 ans.

L’ex-Expo sait toutefois que le temps joue contre lui.

Je sais que ce n’est pas un sport pour les vieux, que c’est un sport de jeunes, a-t-il di. Je m’entraîne toujours. Même si je ne joue pas présentement, je tente de me garder en forme.

Bartolo Colon

La pandémie de COVID-19 a freiné ses plans pour 2020.

PHOTO D’ARCHIVES DENIS COURVILLE, LA PRESSE

Bartolo Colon, lors d’un entraînement avec les Expos de Montréal le 10 juillet 2002.

En mars, il se préparait à lancer pour Aceceros de Monclova, de la Ligue du Mexique. Mais leur calendrier préparatoire a été interrompu quand le circuit a interrompu ses activités et il est encore incertain s’il se remettra en branle en 2020.

« J’ai du décider entre demeurer au Mexique ou retourner en République dominicaine. Je suis retourné dans mon pays, où je me soumets à la quarantaine et au couvre-feu, a-t-il dit. J’attends toujours. Les gens de Monclova m’ont promis de me tenir au courant au sujet de la suite des choses. »

Big Sexy

Colon se garde aussi occupé en faisant la promotion de son autobiographie, « Big Sexy : In His Own Words », parue dernièrement. Oui, le titre est le surnom que lui a affublé son partenaire de rotation Noah Syndergaard avec les Mets de New York entre 2014 et 2016.

PHOTO TONY GUTIERREZ, AP

Bartolo Colon, avec les Athletics d’Oakland le 14 septembre 2013. Il a joué avec de nombreuses équipes durant ses 21 saisons dans le baseball majeur.

En plus de toutes ses victoires, Colon a diverti les partisans avec toutes ses présences au bâton en 21 saisons dans la MLB.

Cela fait déjà quatre ans depuis son inoubliable premier et unique circuit en carrière, face à James Shields et les Padres de San Diego. Une bonne partie du livre traite de ses difficultés au bâton quand il s’est joint aux Mets dans la Nationale, son casque terminant souvent sa course au sol après un élan.

Loin de s’en formaliser, Colon a appris à accepter ses retraits sur des prises.

« Ça ne me dérangeait pas que les gens en rient. J’ai plutôt demandé un casque plus grand pour qu’il tombe plus facilement ! »