(New York) Carlos Beltran était de retour dans un familier gilet à rayures bleues lundi, celui des Mets de New York, tout en se tenant debout à proximité de son nouveau patron, Brodie Van Wagenen.

Jake Seiner
Associated Press

Beltran, qui en sera à ses premières armes à titre de gérant, s’amène au poste après une saison précaire au Citi Field mais avec un objectif : d’apaiser le vestiaire de haut en bas au sein de l’organisation. Ça signifie que Van Wagenen n’a pas seulement embauché un nouvel employé.

« Lorsque vous êtes un gérant, le directeur général doit carrément être votre meilleur ami », a-t-il affirmé.

Accompagné de Van Wagenen et du président exécutif Jeff Wilpon, Beltran a rencontré les médias lors d’une conférence de presse. Celui qui a passé sept de ses 20 saisons comme joueur avec les Mets estime que le manque de régularité est la cause de la houleuse saison et de la décevante récolte de 86 victoires des Mets en 2019.

Sa solution : de la communication à tête froide.

Ç’a été un problème dans l’entourage de l’équipe. Mickey Callaway, l’ex-gérant récemment limogé, a écopé une amende de la part de la direction des Mets pour des jurons à l’endroit d’un journaliste assigné à l’équipe sur une base quotidienne, en juin. Or, il lui a fallu deux conférences de presse avant qu’il ne présente des excuses.

Le lanceur étoile Noah Syndergaard a été irrité d’apprendre que des conversations privées avec la haute direction, au sujet de son receveur préféré lorsqu’il est d’office au monticule, aient été révélées au grand public en septembre.

PHOTO SETH WENIG, AP

Carlos Beltran, à droite, et Brodie Van Wagenen, à gauche

Et, bien sûr, il y a eu l’incident lors duquel Van Wagenen a lancé une chaise en guise de frustration lors d’une réunion avec le personnel d’entraîneurs avant la pause du match des étoiles.

Van Wagenen croit que ce gérant qu’il a choisi – Callaway était déjà en poste lorsqu’il a quitté ses fonctions d’agent de joueur pour devenir directeur général l’automne dernier – peut purifier l’atmosphère dans les coulisses.

« Il était important pour nous tous, au sein du groupe de propriétaires et du département des opérations baseball, de pouvoir être décontractés en entrant dans le bureau du gérant. Nous ne voulions pas être crispés à la simple anticipation de conversations.

«Nous voulions plutôt nous sentir à l’aise, nous sentir les bienvenus et sentir un partenariat avec le gérant. Nous pouvons faire confiance à Carlos, et c’est quelque chose de très important. »

Van Wagenen et Beltran ont discuté au téléphone pendant 30 minutes avant même que ne soit enclenché le processus d’interview. Neuf fois élu à titre de joueur tout étoile, Beltran a eu droit à des commentaires très favorables de la part d’Allan Baird, l’adjoint au directeur général des Mets, et d’Omar Minaya, un adjoint spécial, deux hommes qui ont bien connu Beltran.

Bien qu’il n’ait jamais occupé une fonction semblable, le Portoricain de 42 ans a convaincu la direction des Mets, au fil de cinq autres interviews, qu’il était prêt pour camper ce rôle.

« Le moment que j’ai passé seul à seul avec Carlos a été l’élément-clé qui m’a fait réaliser à quel point j’étais à l’aise », a expliqué Van Wagenen.

Beltran a annoncé sa retraite comme joueur après avoir aidé les Astros de Houston à gagner la Série mondiale en 2017. En 2019, il a accepté un poste de conseiller spécial avec les Yankees de New York.

Il a travaillé en étroite relation avec le vétéran directeur général Brian Cashman, participant à de cruciales rencontres de la haute direction en plus de faire le lien entre les spécialistes des statistiques et le vestiaire.

« J’ai joint l’organisation des Yankees avec le désir d’apprendre », a-t-il déclaré.

Beltran compte entretenir des relations cordiales avec les joueurs et insiste sur le fait qu’il n’est pas du genre à imposer des règlements. Il veut aussi travailler en étroite collaboration avec le département des statistiques avancées.