Randal Grichuk ne s'en fait pas avec tous ceux qui ont déjà compté pour battus les Blue Jays de Toronto pour la saison à venir.

Mis à jour le 27 mars 2019
JULIAN MCKENZIE LA PRESSE CANADIENNE

« C'est l'une de ces équipes sous-estimées que nous avons ici. Il y a beaucoup de talent dans ce vestiaire », a déclaré le voltigeur.

Les Torontois feront face à beaucoup d'adversité au sein même de leur section, avec les champions en titre de la Série mondiale, les Red Sox de Boston, et les Yankees de New York, que les experts placent déjà tous deux en séries. Les Rays de Tampa Bay ont gagné 90 matchs en 2018, tandis que les Orioles de Baltimore ont terminé dans les bas-fonds de la section Est de l'Américaine.

« Si vous regardez les clubs que nous devons affronter, sur papier, ça semble peu probable, a admis le voltigeur de centre Kevin Pillar. Mais notre boulot en tant que professionnels est de jouer à fond tous les jours. En adoptant cette mentalité de sous-estimés, vous n'avez rien à perdre. »

Les Jays n'ont récolté que 73 victoires la saison dernière, minée par les blessures à Josh Donaldson, Steve Pearce, Troy Tulowitzki et Devon Travis. Alors que tout laissait présager à un échec, ils ont rompu les liens avec Donaldson, Pearce et le vétéran lanceur J. A. Happ afin d'acquérir de jeunes espoirs. Cet hiver, ils ont aussi laissé aller le receveur Russell Martin.

« Russ apportait plusieurs éléments intangibles à cette équipe, a souligné Pillar. Quand nous allions bien, il nous motivait à continuer. Quand nous connaissions des moments difficiles, il s'assoyait devant l'autobus et continuait d'avoir une confiance énorme en cette équipe. Il faisait croire à tout le monde que nous étions un club de séries avant même que nous gagnions notre place. »

Marcus Stroman et Aaron Sanchez seront de retour au sein de la rotation. Ils seront accompagnés des nouveaux venus Matt Shoemaker, Clayton Richard et de la recrue Trent Thornton. Sur le terrain, les vétérans Smoak, Morales et Pillar devront mettre les bouchées doubles.

Les yeux seront toutefois tournés vers Vladimir Guerrero fils, le meneur de ce virage jeunesse des Jays. Les recrues Bo Bichette et Cavan Biggio ont aussi impressionné pendant le dernier camp, mais toute l'attention est dirigée vers Guerrero, l'espoir no 1 du baseball.

La blessure aux obliques subie il y a quelques semaines a facilité la tâche aux Jays, qui n'auront pas à décider s'il doit commencer la saison à Toronto ou Buffalo. Montoyo a toutefois indiqué qu'il. tait en avance dans son échéancier de rééducation.

Pillar est bien conscient du talent de Guerrero, mais il craint qu'on lui en mette trop sur les épaules.

« Les attentes sont très élevées. Ce serait bien que les gens le laissent être un jeune joueur de 20 ans et n'aient pas ces attentes démesurées à son endroit. »

Leur espoir le plus prêt en ce moment est le receveur Danny Jansen, qui sera le partant à cette position cette saison. Selon MLB Pipeline, Jansen était le troisième espoir des Jays en 2028.

« Il a connu tout un camp d'entraînement, a déclaré Montoyo. Son temps pour ses relais au deuxième est excellent. Offensivement, il a eu de bons élans. »

Montoyo est aussi une recrue à sa manière, alors qu'il en sera à ses débuts comme gérant dans la MLB jeudi, quand les Jays accueilleront les Tigers de Detroit. Il a passé les quatre dernières campagnes à titre d'adjoint à Kevin Cash chez les Rays de Tampa Bay.

Les Jays en un coup d'oeil 

2018 : 73-89 (exclus des séries)

Gérant : Charlie Montoyo, 1re saison

Départs : Russell Martin, Marco Estrada, Troy Tulowitzki, Yangervis Solarte, Kendrys Morales

Nouveaux venus : Trent Thornton, Clay Buchholtz, Matt Shoemaker, Freddy Galvis

Vétérans clés : Aaron Sanchez, Kevin Pillar, Marcus Stroman

La question qui est sur toutes les lèvres : Quand Vladimir Guerrero fils deviendra un joueur des Majeures ?