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Marie-Ève Drolet reprend le collier

«J'aime les défis. Je veux voir jusqu'où je peux aller et c'est très excitant.» (Photo: PC)

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Photo: PC

Serge Émond
Le Quotidien

(Chicoutimi) «J'aime les défis. Je veux voir jusqu'où je peux aller et c'est très excitant.»

À l'autre bout du fil, la voix de Marie-Ève Drolet est enjouée et rieuse. Pour la première fois depuis son retour sur la patinoire, elle accepte d'accorder une entrevue. Visiblement, l'athlète saguenéenne maintenant âgée de 26 ans est bien dans sa peau et très à l'aise avec sa décision.

Marie-Ève Drolet reprend le collier après avoir laissé de côté le patinage de vitesse sur courte piste pendant six ans. Elle sort d'une retraite qui a officiellement débuté le 16 mai 2003. Elle avait auparavant pris une année sabbatique, après sa participation aux Jeux olympiques de Salt Lake City, en février 2002.

 

Si le patinage de vitesse n'a pas fait partie de sa vie, Marie-Ève Drolet n'a pas perdu son temps au cours des six dernières années. Elle a notamment voyagé et complété un baccalauréat en psychologie. Elle a ensuite entamé des études en acupuncture et habité sur un voilier, à Victoria, en Colombie-Britannique.

C'est pendant ses études en acupuncture que le premier pas sur la route d'un retour à la compétition s'est effectué. Elle a alors rencontré Corey Crysler, l'homme qui partage aujourd'hui sa vie.

«Quand j'ai rencontré Corey en octobre (2007), il m'a d'abord dit: «Tu es Marie-Ève Drolet, celle qui faisait du patinage de vitesse?» Corey était un joueur de hockey et il voulait apprendre à patiner avec des patins à longue lame. La seule façon d'avoir des patins à longue lame, c'est de faire affaire avec un club. Nous nous sommes tournés vers le club de Victoria et j'ai recommencé à patiner avec lui. C'était en janvier. Recommencer à patiner m'a fait réaliser un paquet de choses. J'ai repris le goût au patin et surtout, j'ai commencé à me remettre en forme, ce que je voulais faire depuis un certain temps.

«Nous nous sommes ensuite rendus à Thunder Bay. Corey a un petit garçon qui demeure à Thunder Bay avec sa mère et il voulait s'en rapprocher. À Thunder Bay, ils ont bâti une grande glace. Nous avons patiné, fait du ski de fond, pêché sur la glace, etc. J'avais besoin de me remettre en forme et Thunder Bay était un bel endroit pour le faire. Nous avons passé l'hiver là-bas. En avril, je suis partie planter des arbres. Je l'ai fait pendant tout l'été.»

La fin du mois d'août a marqué une autre étape dans le retour de Marie-Ève Drolet. Elle s'est installée à Calgary pour reprendre officiellement l'entraînement sur la patinoire. Elle travaille notamment aux côtés de deux membres de l'équipe nationale, Jessica Gregg et Jessica Hewitt.

Pendant la saison estivale, elle a eu l'occasion de passer quatre jours dans cette ville de l'Alberta. Accueillie à bras ouverts par les responsables du centre d'entraînement, elle a alors adoré l'ambiance, les installations et la présence de nombreux athlètes.

Depuis son arrivée à Calgary, elle s'entraîne sous la supervision de l'entraîneur Jonathan Cavar. Son conjoint s'occupe pour sa part de son conditionnement physique.

Peu après son retour à l'entraînement, Marie-Ève Drolet a constaté que le temps n'a pas trop laissé de traces.

«Le premier mois a été difficile, note Marie-Ève Drolet. Mais après un mois et demi, je réalisais déjà les temps que je faisais aux Jeux olympiques. Ça ne se perd pas. C'est comme faire du vélo. J'ai encore le même style, les mêmes qualités et les mêmes défauts. Évidemment, j'ai des choses à corriger. J'en suis contente puisque ça veut dire que je peux encore m'améliorer.»

La Saguenéenne refait connaissance avec un milieu qui a changé en six ans. Les patineuses qui dominaient en 2002 ont pris leur retraite pour laisser la place aux plus jeunes. Est-il difficile de reprendre la routine après une absence aussi longue? «Je vois les choses différemment, répond Marie-Ève Drolet. J'adore m'entraîner présentement. Je vois les améliorations et c'est encourageant. Dans le temps, j'allais à l'école le jour et je m'entraînais ensuite. J'ai arrêté le patin à 20 ans. Sans dire que je ne suis pas allée au bout de mes limites, je veux voir jusqu'où je peux aller. Ce qui se passe est très excitant.»

 




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