Le président du CIO, Jacques Rogge, ne s'attend pas un «flot de cas positifs», lorsqu'on procédera à une nouvelle analyse des échantillons prélevés pour les contrôles antidopage aux Jeux d'Athènes en 2004 avant leur destruction cet été.

Raf Casert ASSOCIATED PRESS

Le Comité international olympique a déjà réanalysé les échantillons des Jeux d'hiver 2006 à Turin et des Jeux d'été 2008 à Pékin.

«Les tests de dépistage en 2004 à Athènes étaient déjà très sophistiqués, a précisé Rogge. Naturellement, nous allons les tester de nouveau afin de vérifier toutes les possibilités.»

Cette nouvelle analyse dans le cas des Jeux de Pékin a permis de prendre en défaut cinq athlètes pour l'utilisation de CERA, une version évoluée de l'EPO. Rashid Ramzi de Bahreïn a rétroactivement été privé de sa médaille d'or au 1500 mètres.

«Je ne pense pas que la situation est comparable aux cas que nous avons retestés après Pékin», a ajouté Rogge.

Les échantillons de chaque Jeux olympiques sont conservés pendant huit ans pour permettre d'être réanalysés dès que de nouveaux tests sont validés. La période de huit ans pour Athènes expirera le 29 août, soit la journée de la cérémonie de clôture en 2004.

Les échantillons des Jeux d'Athènes sont conservés au laboratoire antidopage de Lausanne, en Suisse.

«Je ne m'attends pas un flot de cas positifs, même si on ne peut jamais être entièrement certain», a encore dit Rogge.

Cette décision fait suite à une lettre envoyée par l'Agence mondiale antidopage qui a demandé de réanalyser les échantillons à la lumière des nouvelles méthodes de dépistage utilisées depuis 2004.

Les Jeux d'Athènes avaient donné lieu à un record de 26 cas de dopage, plus du double que le précédent record olympique de 12 enregistré à Los Angeles en 1984. Six médaillés, dont deux d'or, ont été convaincus de dopage à Athènes sur les 3600 tests effectués.