La construction des sites de compétition des Jeux d'hiver de Sotchi progresse à un rythme impressionnant, a indiqué mercredi le Comité international olympique.

Publié le 23 mars 2011
ASSOCIATED PRESS

Les dirigeants russes avaient été prévenus l'an dernier par Jean-Claude Killy, responsable de la commission de coordination des Jeux de Sotchi, que des délais de construction pouvaient menacer les plans ambitieux des Jeux de 2014, dont toutes les infrastructures doivent être construites.

Mais mercredi, il a déclaré au cours d'une conférence de presse «qu'en autant que nous sommes concernés et selon nos experts, tout se passe comme prévu», ajoutant «qu'il n'aurait pas dit ça l'an dernier».

Killy a pris la parole après la conclusion d'une tournée d'inspection de trois jours, la cinquième de la commission de coordination, de la station balnéaire de la Mer Noire.

Il a indiqué que les organisateurs russes avaient assuré le CIO que 70 pour cent de la construction serait complété d'ici l'an prochain. Il a aussi qualifié la fin des travaux de la piste de bobsleigh prévue en février prochain de «très impressionante».

Toute la construction entourant les Jeux de Sotchi ont soulevé l'inquiétude non seulement en raison de l'ampleur du projet, mais par la réputation d'inefficacité de la Russie.

Le premier ministre adjoint, Dmitry Kozak, responsable de la supervision du développement de Sotchi pour le gouvernement russe, a admis qu'un épais brouillard a forcé l'interruption du traffic aérien pendant quelques jours à l'aéroport de Sotchi cet hiver, soulevant des inquiétudes quant à la possibilité que le même genre de météo ne survienne pendant les Jeux.

Il a dit que des plans étaient mis sur pied pour que les vols à destination de Sotchi soient détournés vers Krasnodar, une importante ville située à 170 km au nord, si nécessaire. Les gens seraient alors transportés par train vers Sotchi.

«La météo nous a donné une leçon», a-t-il déclaré.

Kozak a également rejeté du revers de la main une question laissant sous-entendre que la corruption et les pots-de-vin faisaient grimper les coûts des Jeux.

«La corruption et les détournements de fonds ne peuvent être confirmés que par un tribunal et un tel verdict n'a pas été prononcé», a-t-il dit­