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CIO: la grosse entreprise qui ne connaît pas la crise

Jacques Rogge... (Photo: Reuters)

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Jacques Rogge

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Françoise Chaptal
Agence France-Presse
Lausanne

Alors que le monde du sport souffre de la crise, la situation économique et financière du Comité international olympique (CIO) est solide, a juré jeudi son président, Jacques Rogge, minimisant la récente multiplication des signaux d'alerte.

«Il y a six semaines, j'avais dit que je craignais des problèmes, a déclaré M. Rogge. Ils se matérialisent au plan local, pour les comités nationaux, les fédérations, les clubs, mais la situation du CIO est solide».

«Nous avons été extrêmement prudents et n'avons pas fait d'investissements hasardeux», a-t-il poursuivi lors de la conférence de presse qui clôturait la commission exécutive tenue mercredi et jeudi à Lausanne.

Le patron du CIO a même tenté une entreprise de méthode Coué, estimant que le comité d'organisation des Jeux de Londres (LOCOG) avait «une situation financière positive», malgré les récentes avanies économiques au Royaune-Uni, qui font peser une menace sur le financement du Village olympique.

La solidité financière réaffirmée n'empêche pourtant pas une certaine âpreté dans les négociations. Le CIO discute actuellement sans concession pour tenter de grappiller quelques millions de dollars supplémentaires sur la valeur télévisuelle des jeux Olympiques ou la remise en cause de sa générosité traditionnelle avec le sport américain.

Le CIO comme le foot

M. Rogge a ainsi confirmé que la négociation des droits télé, générateurs de plus 50% des quelque 5 milliards de recettes attendus pour 2008/2012, était entrée dans une nouvelle ère, celle du mieux-disant.

«Le CIO fait exactement pour la première fois ce que l'UEFÀ et la Fifa font depuis pas mal de temps. Peut-être que le paysage a changé», a-t-il concédé.

L'Union européenne de radio diffusion (UER), regroupant l'ensemble des chaînes publiques du continent et à qui le CIO avait cédé ses derniers droits pour l'Europe pour 736 millions de dollars malgré des offres plus généreuses du privé, a ainsi échoué à obtenir les droits de retransmission 2014/2016.

«Les discussions se poursuivent avec les partenaires qui ont proposé plus», a déclaré M. Rogge, confirmant implicitement qu'un groupe, que les rumeurs disent être celui de Rupert Murdoch, tenait la corde.

«Nous ne sommes pas pressés de négocier ces droits. Nous attendons des circonstances économiques meilleures étant donné que la publicité se réduit en temps de crise. Peut-être après l'élection de la ville hôte 2016».

Chicago au centre des discussions

Chicago étant candidate, favorite même, il est logique d'imaginer que l'attribution des Jeux à la ville américaine favoriserait une envolée des prix des droits pour les l'Amérique, orientant quelque peu le vote des membres du CIO. «Je connais mes membres. Ils voteront pour des raisons sportives et non financières», a tenté de convaincre M. Rogge.

Le CIO négocie aussi durement avec le mouvement olympique américain, qui reçoit beaucoup plus de subventions de sa part que l'ensemble des autres comités nationaux olympiques réunis (environ 400 millions de dollars contre 296) et perçoit un pourcentage d'environ 15% sur l'enveloppe d'un milliard de dollars que versent les 12 sponsors principaux du CIO... réduits à huit depuis le début de la crise et le retrait de ManuLife, Lenovo, Kodak et Johnson§Johnson.

La solidité n'exlut ni la prudence ni l'anticipation.




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