Chicago a joué la carte présidentielle avec le soutien de Barack Obama, mais Rio de Janeiro a mis en avant sa diversité et son énergie vendredi lors de la présentation des finalistes pour l'organisation des JO-2016 devant le comité olympique européen réuni à Istanbul.

ASSOCIATED PRESS

Le président élu des Etats-Unis, qui habite à quelques minutes du principal stade de Chicago, a apporté un soutien appuyé à sa ville, expliquant dans un message vidéo que les Jeux pourraient aider à combler les fossés creusés entre son pays et une partie du monde sous l'administration de Georges W. Bush.

Mais la vedette de la journée a été Carlos Nuzman, patron de la candidature de Rio de Janeiro, qui n'a pas hésité à reprendre le slogan de campagne de M. Obama pour expliquer que des Jeux à Rio, les premiers en Amérique du Sud, représenteraient le véritable changement pour le mouvement olympique.

«Rio est une ville passionnée de beauté, de diversité et d'énergie», a déclaré Nuzman, qui devra cependant atténuer les craintes sur l'instabilité financière de sa ville et son taux de criminalité, lors du vote du comité olympique international (CIO) en octobre 2009 à Copenhague.

Tokyo a joué la carte du symbole en rappelant que l'année 2009 verrait le centenaire de l'admission du premier Asiatique au CIO, le professeur Jigoro Kano, fondateur du judo. La capitale japonaise a aussi insisté sur le fort soutien de son gouvernement et sur sa stabilité financière.

Enfin Madrid, sous la houlette de Juan Antonio Samaranch Jr, le fils de l'ancien président du CIO, a mis en avant son côté cosmopolite et multi-culturel, multipliant les images d'enfants noirs et blancs ensemble, dans l'espoir de faire taire les accusations de racisme qui courent dans ses stades.