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Défi des 21: 338 km entre fjord et montagnes

Certaines montées sont si abruptes que des participants... (photo tirée de la page facebook du défi des 21)

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Certaines montées sont si abruptes que des participants vont même jusqu'à blesser leur orgueil et marcher.

photo tirée de la page facebook du défi des 21

Une cinquantaine d'« ultracyclistes » tenteront aujourd'hui de parcourir une boucle de 338 km à vélo dans les côtes du fjord du Saguenay et des montagnes de Charlevoix. La région étant ce qu'elle est, un considérable dénivelé positif de 5000 m et à peine 4 km de plat sont au programme de cette aventure devant durer au maximum 16 heures.

« C'est un moyen défi ! », confirme le coureur cycliste David Maltais, qui en a pourtant vu d'autres, avec trois participations à des triathlons Ironman et une traversée du Canada à vélo.

Originaire de Saguenay, Maltais a réalisé un rêve en prenant part au Défi des 21 l'année dernière. « Quand on était jeunes, on rêvait de rouler en vélo jusque dans Charlevoix. C'est déjà tout un défi, mais ça l'est encore plus quand il faut faire l'aller-retour ! », dit-il.

SA ROUTE D'« ENTRAÎNEMENT »

Le Saguenéen Sylvain Grenier, qui s'entraîne régulièrement sur ce tracé suivant les routes 170, 138, 362 et 381, a eu l'idée d'en faire une course afin d'initier les cyclistes québécois aux épreuves de grande endurance.

« L'organisation est assez modeste. On ne fait pas de marketing et on fait parler de nous beaucoup grâce au bouche-à-oreille, mais on s'est rendu compte que les gens tripent vraiment », dit-il.

La course sera lancée à 5 h ce matin à La Baie. Les participants devront être de retour au bercail au maximum à 21 h pour entrer dans les délais, calculés selon une vitesse moyenne minimale de 21 km/h, arrêts compris.

« Il y a une sélection naturelle dès le début, parce qu'on commence assez raide, avec deux montées culminant à 14-16 % dans la première heure du parcours. »

- Sylvain Grenier, organisateur de la course

Geoffroy Dussault a remporté la course l'année dernière en un temps record de 10 h 46 min, pour une vitesse moyenne de 31,4 km/h. Quelques semaines plus tard, il terminait au quatrième rang de la Transcontinentale Europe, une course de 4000 km sur le Vieux Continent.

PLUSIEURS OCCASIONS D'ABANDONNER

Un parcours aussi éreintant offre aux participants plusieurs occasions d'abandonner. Car si certains bataillent pour la victoire, d'autres espèrent seulement maintenir une cadence régulière et rallier l'arrivée.

David Maltais confirme avoir « bunké » à plusieurs reprises en 2017. « C'est pas mal le plus long que je pouvais faire à vélo. Mais à un moment donné, j'ai jasé avec plusieurs autres coureurs pendant des heures, sans voir le temps passer. J'avais oublié que j'étais dans une course ! », relate-t-il.

« À La Malbaie, après 170 km, j'étais complètement claqué. J'ai mangé un sous-marin de 12 po et ça m'a remis sur les rails », ajoute en rigolant l'auteur du blogue Le livre gris.

La météo peut aussi jouer les trouble-fêtes. « On a eu de courts orages chaque année jusqu'à maintenant », indique Sylvain Grenier.

« La plupart des abandons surviennent à la mi-course, dans la montée de la route 138 vers la Fromagerie St-Fidèle [dans Charlevoix]. Un peu plus loin, il y a aussi la montée du Casino de Charlevoix et celle des Éboulements. À ce moment-là, le corps est déjà épuisé et le soleil de midi frappe très fort. Ceux qui continuent après sont juste contents de survivre ! », souligne l'organisateur.

Sur la route 381, dans le parc des Grands-Jardins, les coureurs doivent frayer avec plusieurs montées difficiles, dont la costaude côte de La Galette, qui culmine à 24 % d'inclinaison au 242e kilomètre de l'épreuve.

Un truc pour tenir le coup ? « Le défi, c'est d'être constant. Comme en contre-la-montre, il ne faut pas attaquer les bosses, mais en mettre plus sur le plat et dans les descentes. Du côté psychologique, il faut se mettre dans la tête qu'on ne fait rien d'autre que du vélo cette journée-là », conseille David Maltais.

Après l'effort, la récompense. Les descentes du parcours sont aussi spectaculaires que les montées. D'ailleurs, les 80 derniers kilomètres de la course sont descendants, selon Sylvain Grenier. « Il y a des coureurs qui ont hâte de franchir l'arrivée et qui poussent fort en descendant. J'en ai vu rouler à des vitesses de feu, à 110-115 km/h. »

PERFORMANTES, MAIS PEU NOMBREUSES

Les femmes sont encore fortement minoritaires dans ce type d'épreuve. Ironiquement, celles qui ont participé au Défi des 21 par le passé ont fait très bonne figure.

La Trifluvienne Jessica Bélisle, qui venait de traverser le Canada à vélo, a remporté la toute première édition, en 2015, devant... la seule autre femme ayant rallié l'arrivée !

« C'est un sport qui commence à sembler plus accessible pour les filles. En endurance, on a des capacités égales aux hommes. C'est donc possible de bien performer », affirme l'athlète de 29 ans, qui s'est d'ailleurs mise aux sports d'endurance il y a quelques années seulement.

LA COURSE EN BREF

Départ à 5 h

338,5 km au total

5193 m de dénivelé positif

Arrivée maximale à 21 h

Aucune fermeture de route

21 km/h vitesse moyenne minimale, arrêts compris, pour terminer l'épreuve




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