Fierté et reconnaissance pour Guillaume Boivin

Le Québécois Guillaume Boivin (premier à gauche sur... (Photo fournie par Kathryn Ezra)

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Le Québécois Guillaume Boivin (premier à gauche sur la photo) prendra part au Tour d'Italie avec la formation Israel Cycling Academy.

Photo fournie par Kathryn Ezra

Guillaume Boivin a participé à sa première course en Israël en janvier 2016. À l'occasion de cette modeste épreuve locale, il avait rencontré ses nouveaux coéquipiers d'Israel Cycling Academy (ICA). Il s'était reconnu en ces jeunes qui ambitionnaient d'atteindre le plus haut niveau.

«Je ne le réalisais peut-être pas à ce moment-là, mais c'est dur de rêver d'être cycliste professionnel quand le rêve te semble si éloigné», a souligné le Québécois, mardi, trois jours avant d'amorcer le Tour d'Italie à Jérusalem. «Il n'y a pas nécessairement une grande culture cycliste en Israël.»

Au moment de l'entrevue, Boivin rentrait d'une sortie dans les montagnes autour de la ville sainte, des routes d'entraînement qu'il a appris à connaître au fil de ses séjours là-bas: «Il y a de bonnes petites bosses, la plus longue fait 20 minutes, une demi-heure. C'est super beau et les routes sont très belles, avec un gros accotement.»

Journalistes et photographes étaient nombreux pour l'occasion. La seule équipe locale de ce grand départ du Giro à l'extérieur de l'Europe attire l'attention. Guy Saguiv, 23 ans, et Guy Niv, 24 ans, seront les premiers cyclistes israéliens à prendre part à un grand tour.

Boivin partage sa chambre avec Saguiv, qu'il a connu lors de sa première visite en 2016. «Ils doivent être vraiment fiers. Durant le temps du Giro ici, ce sont des vedettes eux aussi. Ils apprécient vraiment le moment.»

Sans expérience sur un grand tour, Saguiv et Niv viseront à se rendre jusqu'au bout, l'un des principaux objectifs de la formation israélienne. Boivin affirme qu'ils ont pleinement mérité leur sélection. «Je pense qu'ils sont capables, mais ce ne sera pas facile. Même si tu es Chris Froome, ce n'est pas facile de finir un tour de trois semaines.»

À son premier grand tour, en Espagne en 2013, Boivin avait dû s'arrêter à la 10e étape après une chute durant le départ neutralisé. À son deuxième essai l'année suivante, il avait terminé l'épreuve, se classant neuvième d'une étape. À mi-chemin, il avait cependant appris que son contrat ne serait pas renouvelé après la fusion de son équipe Cannondale avec Garmin.

Après une saison pour une formation américaine, Boivin a songé à se retirer malgré un titre de champion canadien sur route. L'offre d'Israel Cycling Academy, et de son nouveau copropriétaire québécois Sylvan Adams, a tout changé. Ce dernier reconnaît avoir un «faible» pour son compatriote, dont la présence au Giro est «un élément de fierté personnelle».

«Il m'a donné une occasion à un moment de ma carrière où ce n'était pas très, très rose, a signalé Boivin. Il m'a toujours soutenu et a cru en moi. Je suis vraiment reconnaissant à son égard. Après, c'est moi qui ai saisi ma chance. Je n'ai jamais été assuré de faire partie du Giro.»

Poisson-pilote du sprinter italien Kristian Sbaragli, vainqueur d'étape à la Vuelta en 2015, le cycliste de 28 ans essaiera de «trouver de bonnes échappées». Il se méfie de la troisième étape, tracée en bonne partie dans le désert, où le vent pourrait causer «des surprises, même pour le classement général».

«Je suis un peu plus relax. Je ne me mets pas de pression, j'ai fait mes devoirs. J'ai travaillé vraiment dur pour revenir à ce niveau. Je dirais même que je suis plus fort que je ne l'ai jamais été. J'ai hâte, je suis excité. Je veux juste essayer d'avoir du fun... même si je sais que ça va être beaucoup de souffrances.»




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