Tour de France: tous contre Nibali

L'Italien Vincenzo Nibali a non seulement fait fi... (Photo Lionel Bonaventure, AFP)

Agrandir

L'Italien Vincenzo Nibali a non seulement fait fi des intempéries, mercredi, lors de la cinquième étape du Tour de France, mais également des piégeux pavés.

Photo Lionel Bonaventure, AFP

«Il n'y a pas 36 solutions: il faut essayer de passer l'étape.» Ainsi s'exprimait Nicolas Portal sur France 2, peu avant le départ à Ypres, hier matin. La question au directeur sportif de l'équipe Sky portait évidemment sur l'état de santé de son leader Christopher Froome, touché au poignet gauche sur chute la veille, et sa capacité à franchir les sept sections de pavés qui l'attendaient.

Une heure plus tard, le vainqueur du Tour de France 2013, la mine déconfite, s'engouffrait précautionneusement dans une des rutilantes Jaguar de l'équipe britannique. Victime de deux autres chutes sous la pluie, Froome n'aura même pas eu le temps de voir les pavés. Et voilà que semblait confirmée la fameuse maxime: «On ne gagne pas le Tour sur les pavés, mais on peut le perdre.»

Cliché que firent voler en éclats Vincenzo Nibali et sa garde rapprochée d'Astana, qui ont su profiter de l'aide circonstancielle des Belkin de Lars Boom. Parce que si l'Italien, qui semble si fort, n'a pas gagné le Tour à deux semaines et demie de l'arrivée, il en est maintenant le favori absolu. Évidemment pas seulement parce que Froome est rentré à la maison.

Derrière l'impressionnante démonstration de force d'Astana sur ces routes empruntées au parcours de Paris-Roubaix, la presque totalité des autres favoris a cédé au moins une minute et demie. À commencer par Alberto Contador, le plus dangereux et le grand perdant à la ligne avec un retard de 2 min 35 s sur le maillot jaune. Pas insurmontable pour le Pistolero, qui devra se rabattre sur la ruse et son sens de l'offensive comme sur la Vuelta en 2012. Mais Nibali n'est pas Joaquim Rodriguez.

Jurgen Van den Broeck, auteur d'une autre culbute et déjà à 1 min 45 s au général, le combatif Andrew Talansky, Alejandro Valverde et Tejay van Garderen, tombés au même endroit, le champion mondial Rui Costa et consorts ont tous casqué malgré de vaillants efforts dans la boue et sous la pluie.

Reste Michal Kwiatkowski, qui pouvait espérer mieux que cette 7e place à 48 secondes de Nibali. Déjà victime d'une chute en début de course, le Polonais de l'Omega Pharma-Quick Step, 11e en 2013, a crevé 700 mètres avant la fin de l'avant-dernier secteur pavé. À ce moment, il bénéficiait du soutien de trois coéquipiers. Il est permis de croire qu'il aurait pu rester avec le maillot jaune.

«Tous contre Nibali», doit maintenant se résoudre à dire le groupe des battus à Arenberg.

Le principal intéressé, lui, est mort de rire, façon de parler, après une épreuve aussi dantesque. D'autant qu'Astana peut compter sur un coureur de rechange de la qualité de Jakob Fuglsang, septième l'an dernier et maintenant deuxième du général, à deux secondes de son leader.

Dans les circonstances, Sky n'est pas complètement à la rue avec Richie Porte, venu bien près de revenir sur le groupe Van den Broeck dans les derniers kilomètres. On est quand même très loin de Bradley Wiggins.




Infolettre Rondelle Libre

la boite: 1600166:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Sports

Tous les plus populaires de la section Sports
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer