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L'UFC cherche son Yao Ming

Un récent affrontement entre Dustin Poirier, à droite,... (Photo AP)

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Un récent affrontement entre Dustin Poirier, à droite, et Max Holloway.

Photo AP

L'Ultimate Fighting Championship (UFC) a entamé une opération séduction en Asie. L'organisation tient en fin de semaine au Japon son premier événement majeur dans ce marché, l'un des plus importants pour les sports de combat. D'autres suivront à Macao, en Corée du Sud et aux Philippines avec l'objectif déclaré de conquérir la Chine en 2013. La Presse s'est entretenue avec Mark Fischer, directeur des opérations de l'UFC pour l'Asie. On discute marché chinois, soccer et... Yao Ming.

Q Votre poste est une création récente, n'est-ce pas?

R Oui, il a été créé en septembre 2010, au moment de mon embauche. L'UFC a réalisé le grand potentiel que représente l'Asie pour la croissance de la marque. Ils ont réalisé qu'ils avaient besoin d'une personne d'expérience sur le terrain pour mener l'aventure et maximiser le potentiel.

Q Comment vont les choses en Asie?

R Les choses vont très bien jusqu'à maintenant. Il y a le gala au Japon, qui est le premier événement majeur en Asie pour l'UFC. Un autre événement pourrait avoir lieu dans un pays asiatique en 2012. Dès l'année prochaine, nous aurons deux ou trois événements en Asie. D'ici trois ans, nous comptons tenir six événements par année sur le continent. Je crois qu'il y a suffisamment de demande pour ça. Nous avons un avenir radieux ici. C'est un défi excitant pour l'UFC, leader dans le marché des arts martiaux mixtes, de s'implanter dans la terre natale des arts martiaux.

Q Le gala que vous présentez en fin de semaine dans la région de Tokyo, UFC-144, suscite-t-il de l'engouement?

R Nous avons commencé la vente de billets en novembre et la réponse a été excellente. En deux mois, nous avions presque tout vendu. Il y aura environ 20 000 personnes, ce qui est beaucoup compte tenu du prix des billets, qui est comparable à celui de nos autres événements aux États-Unis.

Q Vos bureaux sont situés en Chine. C'est un marché que vous voulez conquérir à long terme?

R Oui, c'est ce qu'on a en tête, mais le mot-clé ici est «à long terme». Ce sera un long processus pour bâtir la marque, éduquer les gens sur la nature du sport, avoir des héros locaux, tout ça pour multiplier le nombre de fans. En même temps, il faut aussi éduquer les autorités chinoises sur ce qu'est l'UFC et ce que sont les arts martiaux mixtes. Notre but serait de tenir un événement en Chine d'ici la fin de 2013. Ce n'est pas coulé dans le béton, mais ça nous semble un objectif réaliste.

Q Mais le marché chinois est très différent des autres.

R Globalement, la plupart des revenus de l'UFC viennent de la télévision. Mais la Chine est un marché entièrement différent à cause du monopole de l'État sur la télé. Les droits télévisuels y sont minimes et la commandite devient un aspect important, tout comme les revenus au guichet et la vente de marchandise. Le modèle d'affaires est entièrement différent en Chine.

Q Beaucoup de combattants japonais figurent sur la carte en fin de semaine. La même chose serait-elle possible en Chine?

R Nous avons fondé un programme de formation pour les combattants chinois. Parce que nous voyons un potentiel phénoménal pour le sport en Asie, mais il faut absolument avoir des héros locaux qui réussissent dans l'UFC. On pourrait appeler ça un programme d'échanges. Nous avons envoyé des combattants chinois à Las Vegas, où se trouvent certains des meilleurs gyms d'arts martiaux mixtes au monde, ainsi que notre siège social. À l'heure actuelle, des combattants chinois de talent sont à Las Vegas pour suivre les cours de grands entraîneurs. Dans le futur, nous allons continuer cela sur une base annuelle, et nous planifions aussi de faire venir des entraîneurs et des combattants de l'étranger en Chine pour aider à la formation des athlètes locaux.

Q Vous avez été à la tête des opérations asiatiques de la NBA pendant cinq ans. Cela se compare-t-il à ce que vous faites à l'UFC?

R J'ai compris à la NBA comment un grand athlète local peut avoir une influence critique sur la popularité d'un sport. Avec Yao Ming, on a vu une recrudescence de la popularité du basketball en Chine. Nous espérons trouver le Yao Ming du UFC d'ici peu. Ce serait assez similaire en terme d'impact.

Q Vous croyez que l'UFC peut atteindre une telle popularité?

R Définitivement. Notre sport a une portée qui dépasse les frontières. Les sports de combat sont pratiqués partout sur la planète depuis la nuit des temps et l'UFC offre le sport de combat le plus excitant. Nous croyons qu'il n'y a pas de limite à notre croissance internationale. Nous allons devenir l'un des principaux sports globaux, parallèlement au soccer. Mais l'avantage que nous avons sur le soccer, c'est qu'à part la Coupe du monde, il n'y a aucune compétition internationale. On pourrait avancer que la Ligue des champions est une marque globale, car elle attire des spectateurs de partout. Mais l'UFC a le potentiel de devenir une marque vraiment mondiale, avec des événements aux quatre coins du globe.




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