(Washington) Le président américain Joe Biden a apporté son soutien au premier ministre japonais Yoshihide Suga qui a dit vendredi depuis la Maison-Blanche que son pays était déterminé à juguler les contaminations au coronavirus et à organiser « cet été » des Jeux olympiques « en toute sécurité ».

Agence France-Presse

« J’ai dit au président (américain Joe Biden) ma détermination à organiser les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo cet été, comme symbole de l’unité mondiale », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse conjointe avec le président Biden.  

« Le Japon écoute et apprend de l’Organisation mondiale de la Santé et des experts » et fait son « maximum » pour se préparer aux Jeux, a-t-il ajouté.

Il s’agit de « faire tout ce qui est possible pour contenir les infections et pour organiser des Jeux en toute sécurité d’un point de vue scientifique », a-t-il souligné.

Joe Biden « soutient les efforts du premier ministre Suga pour tenir des Jeux olympiques et paralympiques en toute sécurité », a-t-il affirmé dans un communiqué conjoint.  

« Les deux dirigeants ont exprimé leur fierté à propos des athlètes américains et japonais qui se sont entraînés pour ces Jeux et concourront dans les meilleures traditions de l’esprit olympique », indique aussi le communiqué.

À désormais moins de 100 jours de l’ouverture des JO (23 juillet-8 août), reportés l’an dernier à cause de la pandémie, le Japon est confronté à une quatrième vague du coronavirus.

Plus de 4000 nouvelles infections ont été recensées jeudi pour un deuxième jour d’affilée, un niveau quotidien qui n’avait plus été observé dans le pays depuis fin janvier.

Cette recrudescence force le gouvernement à réinstaurer des restrictions dans plusieurs départements, y compris à Tokyo, alors qu’il avait levé l’état d’urgence le mois dernier.

Le doute sur la tenue des JO cet été avait été réinsufflé par le numéro deux du principal parti au pouvoir au Japon.

« Nous devrons annuler (les Jeux, NDLR) sans hésiter si ce n’est plus possible » de les organiser, a déclaré Toshihiro Nikai dans un entretien à la chaîne de télévision japonaise TBS rapporté jeudi par les médias locaux. Comme on lui demandait si l’annulation était une option, il avait répondu : « Oui, bien sûr ».