Laurent Duvernay Tardif, Anaïs Favron et Patrice Bélanger donnent un rendez-vous télévisuel aux jeunes pendant le congé scolaire.

Miguel Bujold Miguel Bujold
La Presse

C’est lors d’une réunion du conseil d’administration de la fondation qui porte son nom que Laurent Duvernay-Tardif a sérieusement envisagé l’idée d’une émission de télé pour les jeunes pour la première fois, une proposition lancée par son ami et agent, Sasha Ghavami.

« On regardait nos projets et nos budgets et on se demandait ce qu’on faisait concrètement pour supporter les jeunes. On s’est demandé s’il fallait injecter de l’argent dans d’autres fondations ou s’il fallait faire une plateforme virtuelle, etc. Puis Sasha a proposé l’idée de faire une émission de télé. Ça ne coûterait pas beaucoup d’argent, mais ça rejoindrait beaucoup de jeunes. »

« On l’a tous trouvé un peu fou, mais finalement, ça s’est avéré la meilleure idée du conseil d’administration », a raconté Duvernay-Tardif, lundi.

Ainsi est née Sans relâche, la nouvelle émission de Télé-Québec, qui sera diffusée à 18 h tous les jours durant la semaine de relâche à compter de vendredi. Produite par KOTV et Louis Morissette, l’émission est animée par Duvernay-Tardif, Anaïs Favron et Patrice Bélanger.

« Quand ils m’ont proposé et parlé de ça, je trouvais que c’était tout à fait naturel parce que ça va dans cette lignée de curiosité de Laurent, qui s’intéresse toujours à plein de choses et aux individus », a expliqué Morissette.

L’émission de 30 minutes sera en quelque sorte le prolongement de la fondation de Duvernay-Tardif, en ce sens qu’elle fera la promotion de l’importance pour les jeunes d’avoir le bon équilibre entre l’éducation, le sport et les arts.

Les trois animateurs accueilleront plusieurs invités des mondes sportif et culturel, tout en proposant une panoplie d’activités aux enfants et à leurs parents, question de mieux meubler la semaine de relâche.

C’est une émission dont je suis très fier. Si j’avais été à la fin du primaire ou au début du secondaire, c’est le genre d’émission que j’aurais aimé regarder. D’autant plus qu’en ce moment, les jeunes ont besoin d’inspiration et d’idées.

Laurent Duvernay-Tardif

« Je pense que chaque épisode pourrait découler en quatre ou cinq heures d’activités pour les familles. Et je pense que tout le monde en a besoin en ce moment. C’est un paquet de nouvelles idées. C’est comme un renouveau, et j’ai l’impression que les parents vont aimer regarder l’émission autant que les enfants », a renchéri Favron.

« On invite les ados et les préados durant la semaine de relâche à oser, à s’ouvrir et à être audacieux. On n’a pas eu le choix de le faire parce qu’on s’est tous retrouvés à l’extérieur de notre zone de confort à un moment ou un autre, autant Laurent, Anaïs que moi », a raconté Bélanger.

« Il y a un thème qui m’est très cher et que j’ai découvert durant la pandémie, c’est l’importance de la curiosité », a résumé Duvernay-Tardif.

Une belle chimie

Lorsque l’idée du projet de Sans relâche est devenue plus concrète, l’équipe de production a commencé à songer à des candidats pour l’animation. Et le trio composé de Duvernay-Tardif, Favron et Bélanger était celui que souhaitait réunir Morissette.

PHOTO FOURNIE PAR TÉLÉ-QUÉBEC

Anaïs Favron, Laurent Duvernay-Tardif et Patrice Bélanger

« C’était le plan A, a dit le président de KOTV. Ce sont les premiers noms qui sont sortis parce que ça prenait des gens qui allaient être complémentaires à Laurent, mais qui avaient aussi de l’expérience et la volonté d’essayer plein de choses. »

« Je suis super content d’avoir fait ce projet-là. Je suis surtout content de la chimie qu’on a développée avec notre trio d’animateurs. On a vraiment eu du plaisir, et je pense que ça se sent dans l’émission », a commenté Duvernay-Tardif.

La complicité entre les trois animateurs était effectivement évidente lors de la visioconférence de lundi après-midi. L’idée d’une deuxième saison l’an prochain a même été évoquée par Bélanger : « Selon l’avenir footballesque de Laurent », a-t-il précisé.

« On est très choyés d’avoir une chimie comme celle-là parce que ça peut se produire ou pas. Et heureusement pour nous, elle est arrivée très rapidement, de façon instantanée et spontanée. Il y avait quelque chose de naturel dans la confection de cette équipe-là », a estimé Bélanger.

Présent malgré la COVID-19

Cela fait plusieurs années que Duvernay-Tardif investit temps et énergie afin de favoriser le bien-être des enfants de la province.

Tôt dans sa carrière, le garde à droite des Chiefs de Kansas City a insisté sur l’importance de maintenir le juste équilibre entre l’éducation et le sport. Le diplômé en médecine a ensuite ajouté le volet artistique. Sans relâche lui donne donc l’occasion de poursuivre cette mission.

« On ne traite pas les jeunes comme des adultes, mais on ne les infantilise pas non plus avec le ton de notre voix. On a aussi eu des conversations en profondeur sur des thèmes qui sont importants pour les jeunes », a indiqué Duvernay-Tardif.

« C’est notre façon concrète d’être présents cette année malgré la COVID-19. »