L’annonce de la reprise graduelle de certains sports récréatifs au Québec a été accueillie avec soulagement par les responsables du golf et du tennis. Dès mercredi prochain, le 20 mai, les parcours de golf et terrains de tennis de toute la province pourront accueillir les amateurs.

Michel Marois Michel Marois
La Presse

« C’est une excellente nouvelle pour l’industrie, comme un cadeau de Noël, a insisté François Roy, de Golf Québec, porte-parole de la Table de concertation de l’industrie du golf au Québec. Nous allons enfin pouvoir redonner aux amateurs leur terrain de jeu, tout en redonnant de l’emploi à tous ceux qui travaillent dans le golf. »

> Consultez la liste des sports récréatifs qui reprendront leurs activités le 20 mai prochain.

Plusieurs clubs de la province étaient prêts à accueillir les joueurs depuis plusieurs semaines et les intervenants de l’industrie avaient déjà soumis un protocole très détaillé aux autorités pour la reprise sécuritaire des activités.

« En fait, ce protocole a été accepté intégralement, a expliqué François Roy. Ce qui inquiétait les autorités, c’était le risque de voir apparaître de nouveaux foyers d’éclosion. Si la situation avait été différente à Montréal, les activités auraient sans doute repris plus tôt. »

Dans la même logique, les autorités ont décidé d’autoriser la reprise des activités dans toutes les régions en même temps, même à Montréal, pour justement éviter les déplacements inutiles d’une région à l’autre.

Au tennis maintenant

Du côté du tennis, Jean-François Manibal, le directeur général de Tennis Québec, a assuré que tout était en place pour une reprise rapide des activités. « Je pense que le tennis se prête remarquablement bien à cette reprise graduelle des activités physiques. »

« Plusieurs terrains à surface dure sont déjà prêts, à Montréal et dans les régions. Les surfaces de terre battue nécessitent plus de préparation, mais elles devraient aussi être accessibles bientôt. Nous sommes en contact permanent avec les municipalités et les clubs et nous leur avons rappelé encore hier qu’il fallait attendre le OK des autorités avant d’ouvrir les terrains. Tout le monde connaît parfaitement les consignes et les règles à respecter, nous allons nous assurer que tout se passe de façon sécuritaire. »

Au-delà de la santé et du bien-être du public, la réouverture des parcours de golf et des terrains de tennis était devenue un enjeu économique. Pas moins de 52 000 emplois sont liés à l’industrie du golf, par exemple.

« Le mois de mai est particulièrement important pour plusieurs clubs et là, on va sauver une dizaine de jours d’opération en mai, a souligné François Roy. Ça ne va pas nous permettre de récupérer les revenus perdus et ça ne compensera pas non plus pour tous les évènements — tournois de golf, évènements corporatifs, mariages… — qui ont dû être annulés et qui continueront de l’être, car c’est toujours impossible d’offrir les services de restauration. D’une manière générale, rien n’indique qu’il y aura des changements quant aux règles de distanciation sociale et de rassemblements pour l’instant. Quand ce sera le cas, on verra ce qu’on peut faire. »

Au tennis, il faudra patienter avant de pouvoir participer à des cours ou à des compétitions.

« On avait proposé de permettre des cours en petits groupes, de quatre ou deux élèves, mais les autorités ont préféré pour l’instant limiter ça à la pratique libre en simple », a expliqué Jean-François Manibal.

Et pour ce qui est de revoir nos meilleurs joueurs en action, il faudra aussi patienter. L’idée d’organiser un match de démonstration entre Félix Auger-Aliassime et Denis Shapovalov, par exemple, a été mise « sur la glace » par Tennis Canada.