Après avoir été mêlée à une affaire de dopage depuis juillet dernier, la canoéiste Laurence Vincent Lapointe avance qu’elle aurait été contaminée au ligandrol par son conjoint de l’époque, affirme Radio-Canada.

Raphael Pirro Raphael Pirro
La Presse

Son avocat, Adam Klevinas, a présenté la thèse de la contamination devant le tribunal arbitral de première instance de la Fédération internationale de canoë (FIC) le 9 décembre dernier, à Lausanne, en Suisse. La décision de la FIC sera rendue publique demain.

Un laboratoire de Strasbourg a déterminé à partir d’une analyse capillaire que son ancien conjoint avait consommé un produit avec une haute teneur en ligandrol. Un expert avait par la suite confirmé que le peu de ligandrol présent dans l’organisme de Laurence Vincent Lapointe pouvait provenir d’une transmission de fluides corporels.

Le ligandrol est une substance illégale au Canada et interdite par l’Agence mondiale antidopage (AMA).

Championne du monde à treize reprises, l’athlète de 27 ans avait répondu positivement à un test antidopage en juillet dernier. Le 13 août, l’athlète québécoise a été suspendue de manière provisoire après avoir échoué le test. Elle reste suspendue à ce jour.

Les résultats de ces évaluations pourraient donner espoir à Laurence Vincent Lapointe de reprendre la compétition. Elle est actuellement en attente de la décision de la FIC qui sera annoncée demain. Le jugement de l’organisation déterminera si l’athlète pourra participer aux Jeux olympiques de Tokyo l’été prochain.

Vincent Lapointe et son avocat Adam Klevinas feront deux points de presse lundi, en réaction à la décision de la FIC. La première se tiendra le matin à Trois-Rivières, la ville natale de l’athlète, et la deuxième en début d’après-midi à Montréal.