(Stockholm) Gymnastique masculine ou féminine ? Qu’importe leur sexe : en Suède, les jeunes gymnastes pourront désormais choisir la catégorie dans laquelle ils souhaitent pratiquer, y compris pour les compétitions nationales jusqu’en junior, a annoncé lundi la Fédération suédoise de gymnastique.

Agence France-Presse

La décision intervient après une « plongée profonde dans la question de l’identité et de l’expression du genre » au cours de l’été, explique la fédération dans un communiqué.

« Pour nos activités d’entraînement et de compétition, la décision signifie que vous pouvez vous entraîner dans le groupe de votre choix, quels que soient votre sexe, votre identité ou votre expression sexuelle », a-t-elle poursuivi.

Les adolescents s’identifiant comme transgenres seront également libres de concourir dans la catégorie de leur choix, jusqu’au niveau national junior compris, soit entre 13 et 18 ans selon les disciplines.

Interrogé par le quotidien Dagens Nyheter, l’organisme a précisé que les nouvelles règles ne s’appliqueraient toutefois pas aux athlètes seniors, en vertu des règles internationales en vigueur.  

La Fédération suédoise de gymnastique est la première fédération sportive à répondre à l’appel de la Fédération suédoise pour les droits des lesbiennes, homosexuels, bisexuels, transsexuels, queers et intersexués (RFSL), qui avait publié en octobre un rapport sur les transsexuels dans le sport, axé sur les enfants et les jeunes.

Selon la RFSL, les jeunes transgenres se sentent exclus de nombreux sports. En outre, elle explique que d’autres organismes sportifs se préparent à adopter de nouvelles lignes directrices pour être plus « inclusifs », notamment les fédérations suédoises de football et de patinage.

La fédération de gymnastique a expliqué que la question était à l’ordre du jour depuis un certain temps, mais qu’il n’y avait pas eu beaucoup de demandes de renseignements.

« La raison pour laquelle nous n’avons pas reçu beaucoup de questions à ce sujet s’explique probablement par le fait que nous avons eu un système/structure qui a conduit des individus à choisir d’arrêter tôt, car ils n’ont pas senti qu’il y avait de la place pour eux, la question ne nous est donc jamais parvenue », a déclaré Pelle Malmborg, secrétaire général de la fédération, cité dans le communiqué.